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Pourquoi pas une villa dans le Vermont ou le Maine ?

C'est le bon moment d'entrer sur le marché, clament les courtiers de la Nouvelle-Angleterre.

Un huard fort conjugué à une économie américaine amochée, avec un marché résidentiel en crise et des prix en chute libre. Voilà de quoi envisager l'achat d'une maison de villégiature aux États-Unis.

L'hiver dernier, les regards se sont tournés vers la Floride. Mais pourquoi ne pas évaluer les occasions d'investissement dans le Vermont et le Maine, tout près du Québec ?

L'essence moins chère

Ces États de la Nouvelle-Angleterre ont beaucoup à offrir : une villa à flanc de montagne au Vermont, un emplacement au bord d'un lac dans les forêts du nord, un chalet près de la mer dans le Maine... D'autant qu'une fois la frontière américaine passée, le coût de l'essence chute d'environ 30 %.

" C'est le bon moment pour entrer dans le marché ", soutient Peggy Smith, agente immobilière de Stowe, une station des montagnes du Vermont prisée par la bourgeoisie de la Nouvelle-Angleterre.

Avec 115 propriétés construites et 59 terrains à vendre, l'acheteur a l'embarras du choix. Ce qui n'a pas toujours été le cas au cours de la dernière décennie. " Je vis mon quatrième creux de marché. Chaque fois, le marché récupère la valeur perdue en deux ans ", dit Mme Smith, qui compte 34 ans d'expérience. Nous avons rencontré l'agente de Carlson Real Estate il y a quelques jours dans son bureau de la rue principale, au coeur du village.

À Stowe, situé à environ deux heures de Montréal, un zonage contraignant limite l'offre de constructions neuves. Malgré tout, le prix des maisons a reculé de 60 000 $ (les sommes dans cet article sont en dollars américains) en moyenne entre 2006 et 2008, selon des statistiques compilées par l'agence où travaille Mme Smith.

Pour une maison existante, le prix médian s'élèvait à 450 000 $ au cours des six premiers mois de l'année, et à 250 000 $ pour un condo existant.

Retour des étrangers

Selon l'agente, les Canadiens ont recommencé à se manifester dans la région, après des années d'absence causées par la glissade de leur dollar dans les années 1990 et 2000.

" Les Canadiens reviennent, mais je ne dis pas que nous sommes submergés de demandes ", lance-t-elle, en se rappelant l'époque où jusqu'à 80 % de sa clientèle était formée de Canadiens fuyant la récession et la menace de séparation du Québec, au début des années 1980.

Aujourd'hui, les Irlandais et les Britanniques sont davantage actifs, selon elle, car eux aussi profitent d'une monnaie forte.

La copropriété fractionnée a la cote

Dans le marché de la construction neuve, Trapp Family Lodge, de la famille von Trapp (oui, celle du film La Mélodie du Bonheur), construit des villas de deux unités chacune depuis 2004. Sur les 40 prévues, 17 ont été construites.

Il s'agit de copropriétés fractionnées. Chaque acheteur acquiert le douzième d'une unité, ce qui lui donne droit d'occuper les lieux pendant quatre semaines par an. Une dizaine de fractions appartiennent à des Canadiens, notamment des Ontariens et des Montréalais.

" La propriété fractionnée gagne en popularité parce qu'elle permet aux gens de devenir propriétaires d'une maison de villégiature de grand luxe à une fraction du prix, sans avoir à se soucier de l'entretien ", dit Treg Boerger, directeur du secteur des villas de Trapp Family Lodge, à 15 minutes de voiture du centre de ski de Stowe.

Les prix d'une fraction varient de 130 000 à 272 000 $. Les unités de 2 500 pieds carrés comptent trois chambres et trois salles de bains et demie. Les écarts de prix s'expliquent par la période d'occupation. Un acheteur paiera le prix maximal s'il tient à occuper son unité à Noël et le 4 juillet, fête de l'Indépendance américaine.

Spruce Peak

Pour ceux qui recherchent le luxe au pied des pentes de ski, le complexe Spruce Peak at Stowe mérite attention.

En 2003, après 15 ans de palabres et de consultations, le propriétaire de la station de ski, le géant financier AIG, a finalement obtenu le feu vert pour bâtir 429 unités directement sur les pentes (ski-in, ski-out), ce qui était très rare auparavant à Stowe.

Le lotissement, d'une valeur de 400 millions de dollars, respecte des principes de développement durable. " La construction sera toujours limitée à ces 429 unités. C'est ce qui distingue Stowe des autres stations ", souligne Charlie Aronovici, responsable du marketing à Spruce Peak. Cinq ans après le début des travaux, plus de la moitié du chantier est achevé.

Divers modes d'achat sont proposés aux investisseurs. On retrouve notamment des unités en duplex dont le prix dépasse le million de dollars, des chambres en copropriété hôtelière (condotel) et des unités en copropriété fractionnée.

Dans ces deux derniers cas, les logements se trouvent à l'intérieur du luxueux hôtel Stowe Mountain Lodge, qui vient d'ouvrir ses portes.

Les 108 condotels de la phase I sont presque tous vendus. La prévente des 150 unités de la phase II débutera en août.

Le complexe compte également des copropriétés fractionnées situées aux étages supérieurs de l'hôtel. On propose d'acheter l'équivalent d'un huitième d'unité; un copropriétaire peut donc l'occuper jusqu'à 42 jours par an. Les prix commencent à 389 000 $ pour une unité de deux chambres. Il reste 130 fractions à vendre.

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3 % Proportion des transactions immobilières aux États-Unis réalisées par des étrangers.

11 % Part des Canadiens dans les achats réalisés aux États-Unis par des étrangers. Les Canadiens sont au troisième rang derrière les Mexicains et les Britanniques.

Source : National Association of Realtors (NAR), Profile of International Home Buying Activity, 2007

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