Accueil >> Publications >> Les Affaires >> article journal lesaffaires.com
L'accélération des échanges grâce aux nouvelles technologies ne dispense nullement de soigner ses manières. Bien au contraire.
Les cellulaires, courriels et autres assistants numériques personnels ont pour effet d'accroître les attentes de vos interlocuteurs. " Avec les moyens de communication actuels, plus personne ne peut prétendre ne pas avoir reçu le message de sa secrétaire ! soutient Alessandra Pintore, présidente de Solutions & Co., de Montréal. Les gens veulent une réposer rapide, sans quoi ils se sentent très vite négligés. "
On ne peut plus se permettre de laisser un message téléphonique sans réponse pendant 24 heures. " Au Mouvement Desjardins, explique Ginette Salvas, présidente de l'École internationale d'étiquette et de protocole, tous les messages vocaux doivent maintenant recevoir une réponse dans un délai de quatre heures. "
Soyez transparent
Les délais sont encore plus courts pour les échanges par cellulaire ou par courriel.
" Vos clients et collègues ne supportent plus l'attente. Ils veulent savoir à quoi s'en tenir, dit Mme Pintore, qui conseille d'imiter les employés de grands cabinets-conseils qui doivent composer un message d'accueil chaque jour, voire plusieurs fois par jour. Ce n'est pas grave que vous ne soyez pas disponible immédiatement. Ce qui l'est, par contre, c'est de ne pas avoir pris la peine de l'indiquer sur votre répondeur ou par une réponse automatique aux courriels. " L'étiquette exige de respecter le rythme des clients.
Un avocat, par exemple, indiquera par une réponse automatique aux courriels qu'il ne sera pas disponible parce qu'il passe la journée à la cour; un professeur d'université informera ses correspondants qu'il donnera un cours pendant tout l'après-midi et qu'il ne répondra aux messages qu'après 17 h 30.
Les attentes sont d'autant plus élevées que l'outil permet une communication rapide et détaillée, comme un assistant numérique personnel de type BlackBerry.
L'étiquette sur Facebook
Les réseaux sociaux et professionnels virtuels comme Facebook et LinkedIn requièrent la même transparence. Mais pas la même rapidité, cependant : accordez-vous un délai de réflexion de près de 24 heures avant d'accepter ou de refuser quelqu'un à titre d'ami.
Vous n'avez pas à devenir ami avec des gens que vous ne connaissez pas, mais ne laissez aucune demande en suspens. Ainsi, pour décliner une demande, Mme Salvas suggère de mettre cartes sur table en expliquant que l'intérêt qu'on vous porte vous touche, mais que vous êtes, par exemple, déjà très sollicité.
Aussi, pensez à votre réputation avant de publier une photo dans votre profil. Si vous n'aimeriez pas la voir dans le journal local, ne la mettez pas en ligne.