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Des maisons abordables au bord de l'eau, c'est encore possible !

Les citadins et banlieusards en quête d'une résidence secondaire au bord de l'eau devraient chercher du côté de Lanaudière, d'Antoine-Labelle, dans les Laurentides et dans l'Outaouais, où les lacs abondent et où les prix des propriétés demeurent raisonnables.

En janvier, Richard Lauzon a payé 160 000 $ pour une maison de 1 000 pieds carrés à Saint-Calixte, dans Lanaudière, au bord du bien nommé lac Siesta. Le lac de 1,5 kilomètre de largeur et de 3 kilomètres de longueur est interdit aux embarcations à moteur. La sainte paix pour ce paysagiste qui aspire à couler des jours tranquilles quand il sera à la retraite, d'ici cinq ans.

"J'ai d'abord regardé dans les Laurentides. Pour une maison du type de celle que j'ai achetée, j'aurais payé deux fois plus cher", dit ce Montréalais qui demeure dans le quartier Côte-des-Neiges, à une heure de route de son acquisition.

Entre les mois de janvier 2007 et mai 2008, il s'est vendu 2 435 propriétés sur les rives des cours d'eau du Québec, d'après une étude réalisée par la firme JLR Recherche immobilière pour le compte exclusif des lecteurs du journal Les Affaires.

Le prix moyen de ces propriétés du bord de l'eau s'élevait à 196 800 $. Par bord de l'eau, on entend aussi bien les rives du fleuve Saint-Laurent que les bords de lacs et de rivières.

Les secteurs les plus actifs sont dans les Laurentides

À noter qu'une maison sur sept s'est vendue plus de 300 000 $. La valeur médiane de l'échantillon de 2 435 transactions, soit le prix en-dessous duquel se sont vendues 50 % des propriétés, est de 147 000 $.

Naturellement, plus le cours d'eau est majestueux, plus le prix est élevé. Ainsi, un bord de lac vaut plus cher qu'un bord de rivière, à moins que celle-ci soit propice à la navigation de plaisance, comme le Richelieu.

"Les propriétés ont été géopositionnées sur une carte, explique Félix La Roche, président de JLR. On a retenu les propriétés donnant directement sur l'eau sans que l'accès soit coupé par une route, et dont le bâtiment se situe à moins à 250 pieds de la rive."

Le groupe JLR a identifié 31 secteurs de la province où il s'est vendu au moins 25 maisons unifamiliales sur le bord de l'eau au cours de la période de 17 mois. La division territoriale a été faite en fonction des municipalités régionales de comté (MRC), à l'exception des villes de Montréal et de Québec, où c'est le territoire de l'agglomération qui a été retenu.

Les secteurs les plus actifs au cours de la dernière année ont été les MRC de la Matawinie, des Laurentides, de la Rivière-du-Nord et des Pays-d'en-Haut, avec plus de 100 transactions chacune. Les trois derniers secteurs se trouvent dans les Laurentides. Les bords de l'eau les plus chers se trouvent sur l'île de Montréal, dans la MRC Memphrémagog, dans la Vallée-du- Richelieu et à Laval.

Les prix moyens dépassent allégrement 300 000 $. Tout au bas de l'échelle des prix, dans les MRC de Maskinongé et de Montcalm, dans Lanaudière, dans la MRC d'Antoine- Labelle, du Haut-Saint-Laurent, près de Salaberry-de-Valleyfield, et celle d'Arthabaska, à Victoriaville, les résidences secondaires trouvent preneur en moyenne pour un prix inférieur à 125 000 $.

Pour les amateurs de bateau

Le plaisancier trouvera un excellent rapport qualité-prix en bordure du lac Saint-François, dans la MRC du Haut-Saint-Laurent, au sud-ouest de Salaberry-de-Valleyfield.

Danielle Turgeon a déniché la perle rare, début 2002, dans le village de Saint-Stanislas-de-Kostka. Elle et son mari y ont depuis démoli une bâtisse et ils y construiront cet été leur nouvelle demeure. "On peut faire plusieurs activités nautiques et se baigner. Tout autour lac, il y a des baies dont le fond est sablonneux", dit la conseillère en communications du Centre de santé et de services sociaux de l'Ouest-de-l'Île.

À l'ouest de Saint-Stanislas, dans le village de Saint-Anicet, 25 chalets en bordure des canaux ont changé de mains depuis 2007. Le tiers des acquéreurs proviennent de Montréal et de la banlieue nord. Une seule maison s'est vendue plus de 200 000 $, et la moitié des propriétés se sont vendues moins de 100 000 $. Un bémol : les terrains sont de petite taille et les voisins, très proches. Un avantage : les mouches noires y sont rares.

Du côté d'Argenteuil, Papineau, D'Autray, Les Maskoutains et Drummond, l'amateur de vues imprenables sur l'eau doit s'attendre à payer de 125 000 $ à 150 000 $ en moyenne. Le choix y est intéressant. Par exemple, à Harrington, sur la route 327, à moins de deux heures du centre-ville de Montréal, deux propriétés se sont vendues moins de 120 000 $ au petit lac Fawn.

Et une propriété sise sur les rives de la rivière Saint-François se vend sous les 100 000 $ à l'extérieur de Drummondville, à Saint-Nicéphore et à Saint-Joachim-de-Courval.

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