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Contrôler sa qualité chez les sous-traitants

  • Marc Gosselin
  • 7 juin 2008

À l'heure de la mondialisation, les manufacturiers québécois ne doivent plus seulement contrôler la qualité des produits dans leur usine, mais aussi celle des produits ou des pièces qu'ils importent de l'étranger.

C'est la formule adoptée par Soucy International, division métal et thermoformage, membre de Groupe Soucy, qui fabrique des pièces et des accessoires pour des véhicules récréatifs et industriels.

La PME drummondvilloise a ouvert il y a trois ans un bureau à Dalian, en Chine, une ville située dans la province du Liaoning, réputée comme étant ouverte aux capitaux étrangers. Objectif : superviser et contrôler la qualité des pièces produites par ses sous-traitants.

"Pour nous, c'était le modèle d'entreprise idéal, celui qui permettait de réduire les risques", indique André Todt, vice-président, exploitation, de Soucy International, divsion métal et thermoformage.

Une présence utile

Le bureau de Dalian emploie une quinzaine de personnes, surtout des Québécois, et quelques Chinois. Il s'agit de personnel administratif, d'ingénieurs et d'inspecteurs.

L'équipe de Soucy intervient sur place, en sol chinois, auprès des sous-traitants qui produisent surtout des pièces métalliques peu complexes en grande quantité.

"Nous ne voulions surtout pas attendre les cinq semaines que prend le transport par bateau pour ouvrir une boîte à surprise. C'est beaucoup plus facile d'intervenir en amont du transport, sur place", explique M. Todt, qui assure que sa présence chez ses sous-traitants est assez bien perçue. La clé pour réussir cette démarche consiste à s'entourer de collaborateurs qui connaissent bien les rouages pour conduire des affaires là-bas. La présence sur place est utile pour préciser les attentes, ce que tout un chacun comprend aisément.

La direction a choisi de conserver à l'usine de Drummondville les productions à valeur ajoutée qui demandent une plus grande flexibilité en matière de production.

C'est aussi au Québec que Soucy a choisi de mettre en production ses nouveaux produits, même ceux destinés à être fabriqués à grande échelle. Son but est d'en maîtriser parfaitement la production avant de les faire produire à l'étranger, un jour peut être. C'est aussi plus facile d'en contrôler la qualité.

Des contrats perdus

C'est en 2004 que le Groupe Soucy a amorcé la réflexion qui l'a conduit à confier une partie de sa production à l'autre bout de la terre.

L'entreprise avait alors perdu quelques contrats de fabrication de produits métalliques à haut volume aux mains de sous-traitants chinois.

"En plus de perdre le contrat, tu perds la relation avec le client. Nous nous sommes dits : si nous perdons ces contrats, aussi bien aller les chercher nous-mêmes pour le bénéfice de nos clients", se rappelle M. Todt.

Paradoxalement, cette décision d'impartir une partie de la production a amené Soucy International à créer des emplois à son usine de Drummondville. Aujourd'hui, l'usine emploie de 200 à 250 personnes selon les périodes.

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