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Pour établir notre palmarès sur la rémunération en lien avec la performance financière, nous avons premièrement calculé le salaire annuel moyen des chefs de la direction de 111 entreprises canadiennes au cours des trois derniers exercices.
Lorsqu'il y a eu un changement de dirigeant au cours de cette période, nous avons calculé les données pour qu'elles reflètent le coût total associé à ce poste. La rémunération totale comprend le salaire de base, les primes en espèces, les gains sur options, les primes d'embauche, les indemnités de départ et des éléments variés comme les frais de déplacement et de déménagement, les primes d'assurance, les indemnités fiscales, les frais de consultation et les frais de gestion payés à une société liée.
Nous avons exclu les régimes de retraite parce que la divulgation diffère selon les régimes et que les divers éléments qui les composent rendent difficile leur comparaison.
Les options
Nous n'avons pas pu inclure la valeur des options octroyées. Nous avons exclu les primes et les régimes d'intéressement sous forme d'actions et tous les éléments qui leurs sont liés.
Par ailleurs, deux sociétés, la Banque CIBC et Stella-Jones, ne détermineront qu'au cours de 2008 la prime pour 2007. Cette façon de faire diminue la rémunération moyenne des dernières années et fausse légèrement la comparaison avec les pairs.
Enfin, nous avons dû exclure de l'analyse certaines entreprises parce qu'elles n'avaient pas récemment déposé de circulaire de la direction (ACE Aviation, BCE, Mega Brands, Quebecor, Biovail, RIM).
Ce que coûte 1 % de performance économique
Une fois la rémunération établie, nous avons demandé à Carl Simard, président de StockPointer, d'évaluer la performance économique des entreprises. Son évaluation repose sur six critères. Le plus important est la capacité de l'entreprise à produire un rendement du capital supérieur à son coût du capital au cours des 12 derniers mois.
M. Simard a aussi pris en considération la croissance du bénéfice par action et du dernier bénéfice économique annuel, la croissance du dividende par action depuis cinq ans, la capacité de l'entreprise à produire un rendement du capital de plus de 10 % par année depuis cinq ans, ainsi que sa capacité à dégager des flux monétaires positifs au cours des 12 derniers mois.
M. Simard a ensuite attribué un rang percentile à chaque entreprise en fonction de sa performance.
Une note de 80 % signifie que cette société affiche une meilleure performance que 80 % des 7 000 entreprises ouvertes en Amérique du Nord.
Enfin, M. Simard a divisé la rémunération du pdg par la performance économique de son entreprise.
C'est ce ratio qui a servi à établir notre palmarès. Un ratio de 10 000 indique que le patron coûte 10 000 $ par point de pourcentage de performance. Plus ce ratio est élevé, plus le dirigeant coûte cher.