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Le plan de Remstar pour TQS reste flou

S'il est entendu que Remstar fera l'acquisition de TQS, ses projets de relance et de règlement des dettes du mouton noir demeurent incertains.

Le contrôleur RSM Richter, qui utilise désormais une firme de communication pour filtrer les appels des journalistes, indique que ces plans ne seront pas diffusés publiquement, en tout cas pas à court terme.

Les employés de TQS ne sont pas mieux informés. "Le patron de Remstar, M. Rémillard, nous a rendu visite cette semaine en coup de vent, mais nous n'avons pas pu savoir quels sont ses plans", déplore Luc Bessette, président du syndicat des employés de l'information chez TQS.

La lecture des documents de justice apporte toutefois quelque éclairage. Remstar s'y engage à rembourser la totalité des sommes dues par TQS à la banque CIBC, soit près de 13,5 millions de dollars.

"Remstar doit pour cela trouver un financement temporaire", souligne Jean Fontaine, du cabinet d'avocats Stikeman Elliott.

TQS devra se serrer la ceinture

Remstar entend également obtenir un financement, garanti par les actifs du groupe TQS, pour assurer le budget de fonctionnement de l'entreprise et, probablement, rembourser une partie des dettes aux créanciers non garantis de TQS.

Rien n'indique quelles dettes Remstar compte rembourser.

L'actif total de TQS figurant à son bilan était de 81 millions de dollars en date du 26 août 2007. Les actifs pouvant être donnés en garantie étaient les immeubles et les équipements informatiques, de production et de diffusion (d'une valeur comptable de 21 millions de dollars), les droits de diffusion (31 millions), la licence du CRTC (3 millions) et des créances à recevoir (23 millions).

Selon Daniel Giroux, secrétaire général du Centre d'études sur les médias à Québec, TQS aurait besoin de 80 à 100 millions de dollars par an pour fonctionner.

En outre, cet expert estime que la station devra investir de 18 à 25 millions de dollars d'ici trois ans pour être capable de diffuser en numérique et se conformer ainsi à l'exigence du CRTC qui entera en vigueur en 2011.

jerome.plantevin@transcontinental.ca

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