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Saviez-vous que la sécurité des réseaux informatiques de plusieurs institutions financières des Caraïbes est assurée à partir de Boisbriand ? La firme Above Sécurité compte une quarantaine de clients dans les Caraïbes, surtout des institutions financières, des télécommunicateurs et des organismes gouvernementaux.
La belle aventure à l'exportation de cette entreprise spécialisée en sécurité de l'information a commencé en 2003, par hasard. L'occasion d'exporter s'est présentée sans qu'aucun projet ni démarche n'aient été effectués.
" C'est tout simplement un coup de chance. Un contrat avec une banque dans les Caraïbes nous a été proposé. Cela nous a ouvert les yeux sur les possibilités qu'offre l'exportation ", explique Pierre Jolicoeur, conseiller spécial à l'exportation chez Above Sécurité. Il se garde toutefois de donner plus de détails sur ce contrat tombé du ciel.
Tout un tremplin
Il n'en fallait pas plus pour que cette société créée en 1999 décide de miser à fond sur les marchés internationaux.
Profitant de la déréglementation des télécommunications dans les Caraïbes survenue en 2000, Above Sécurité a ciblé d'entrée de jeu les entreprises de télécommunications, surtout celles oeuvrant en téléphonie mobile. L'entreprise compte maintenant dans sa clientèle des opérateurs de télécommunications comme Claro-Codetel en République dominicaine et Digicel en Jamaïque.
Pour ce qui est des institutions financières étrangères avec lesquelles Above Sécurité a obtenu des contrats, impossible d'obtenir des noms et des chiffres. " C'est confidentiel ", répond M. Jolicoeur.
D'autres pays
S'appuyant sur ses réussites dans les Caraïbes, Above Sécurité entend développer d'autres marchés à l'exportation, à plus court terme ceux du Mexique et du Maghreb. Dans un an, l'entreprise de Boisbriand s'attaquera aux marchés du Moyen-Orient et de l'Asie.
" Nous avons commencé nos activités d'exportation en ciblant des pays en voie de développement. Nous travaillons en étroite collaboration avec l'Agence canadienne de développement international (ACDI) qui offre des subventions dans le cadre de son programme de coopération industrielle ", mentionne-t-il.
La confiance d'abord
M. Jolicoeur fait remarquer que le plus grand défi est d'obtenir la confiance des clients car, après tout, il s'agit de la sécurité de leurs systèmes informatiques.
" C'est ce qui est le plus difficile et aussi ce qui demande le plus de travail. Une fois que la relation de confiance est solidement établie, nos spécialistes en technologies commencent à travailler avec les experts des clients et tout se passe bien par la suite. Une confiance totale est indispensable parce que nos solutions touchent des domaines très sensibles des entreprises ", explique Pierre Jolicoeur.
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