go

Recherche avancée

Accueil

Accueil >> Publications  >> Les Affaires  >> article journal lesaffaires.com

Le ciel est la nouvelle frontière


Pourquoi ce livre?

La naissance d'une industrie prometteuse est toujours une chose intéressante. Elle permet de s'informer sur de nouvelles tendances, de tâter de nouvelles technologies et de déceler de nouvelles occasions d'affaires. Mais quand cette industrie a trait à l'espace, alors l'imaginaire est aussi de la partie. Qui n'a pas rêvé d'admirer la planète bleue en orbite ou de coloniser Mars ?

Rocketeers, How a Visionary Band of Business Leaders, Engineers, and Pilots Is Boldly Privatizing Space traite de l'industrie naissante des voyages privés dans l'espace. Il relate la volonté de dizaines d'entrepreneurs qui tentent de démontrer que le vol spatial peut être abordable et qu'il y a un avenir financier pour le tourisme spatial.

Qui est l'auteur?

Michael Belfiore est un journaliste, passionné de l'espace depuis toujours. C'est lui qui a couvert pour le New York Post les vols de SpaceShipOne en 2004, le premier avion-fusée privé à avoir parcouru l'espace deux fois en deux semaines et à revenir sur Terre.

Depuis, M. Belfiore a écrit sur les projets spatiaux pour plusieurs publications et agences de presse, dont Wired, Popular Science et Reuters. On lui doit enfin un autre livre sur l'espace, plus éducatif cette fois (Life Aboard a Space Station), et plusieurs histoires de science-fiction.

Les idées fortes

Rocketeers met en évidence les aspects positifs de l'ouverture au privé d'un secteur entièrement contrôlé par les pouvoirs publics. Cela permet de générer des opportunités d'affaires, de créer des emplois et de faire sortir les gouvernements de leur torpeur.

Les projets privés de vol spatial ont par exemple donné des idées à l'agence spatiale russe, qui a ouvert en 2005 un volet commercial en partenariat avec l'entreprise floridienne Space Aventures. Elles permettent à quelques riches de participer à coups de millions de dollars à des vols spatiaux et de visiter la station spatiale internationale. Stimulée, la NASA a lancé ses Commercial Orbital Transportation Services pour financer des projets privés qui l'aideront à répondre à la commande du gouvernement Bush d'envoyer de nouveaux humains sur la Lune et d'aller aussi sur Mars.

Le livre de M. Belfiore décrit avec force détails la seconde ère de conquête spatiale, comme l'appelle l'auteur, et les projets privés de vols suborbitaux intéressés à remporter le prix Ansari X-Prize. Créé en 1996, ce prix de 10 millions de dollars américains avait pour but, avant d'être attribué en 2004, d'encourager l'industrie spatiale dans le secteur privé. Un peu comme l'avait fait dans son temps, avec l'industrie aéronautique, le prix Orteig remporté par Charles Lindbergh. On constate à la lecture de Rocketeers que derrière bon nombre de projets privés, on retrouve des entrepreneurs qui ont fait fortune grâce aux technologies de l'information, à Internet et aux jeux vidéo, comme Paul Allen, cofondateur de Microsoft, qui a financé l'aventure de SpaceShipOne, Richard Branson, dirigeant de Virgin, ou Jeff Bezos, pdg d'Amazon, qui a fondé en 2004 Blue Origin et prévoit organiser des voyages suborbitaux d'ici 2010.

Ce que l'on en retire

Rocketeers est passionnant et montre qu'il n'y a pas que les agences spatiales gouvernementales et les sociétés traditionnellement rattachées à leurs projets - les Lockeed, Matra et autres Boeings - qui peuvent désormais lorgner les millions de l'espace. Le meilleur semble à venir. Un riche promoteur immobilier de Las Vegas, Robert Bigelow, vient de promettre 50 millions de dollars américains à celui ou celle qui développera une navette privée pouvant transporter des passagers aux portes de l'hêtel spatial qu'il compte construire d'ici 2012. Entrepreneurs, à vos crayons !

jerome.plantevin@transcontinental.ca

Publicité

les affaires.tv

Publicité
Publicité

Liens commerciaux