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Les ventes en ligne de Via Rail bondissent

  • Emmanuelle Grill
  • 11 octobre 2008

En 2008, Via Rail a vendu 125 millions de dollars de billets de train au moyen de son site Internet, en progression de 25 % par rapport à l'an dernier. La compagnie a résolument pris le virage du Web 2.0. Publicités payantes, blogues, tout y est.

"La force de notre site est d'offrir un contenu de qualité et de faciliter l'achat en ligne", précise Benoît Laporte, chef du marketing électronique.

Car il y a bien plus que des horaires de train. Via Rail - qui est une propriété du gouvernement fédéral - a pour mission de faire la promotion du tourisme au Canada. "Soixante pour cent des visiteurs aboutissent sur notre site après avoir effectué une recherche dans Internet à propos d'une destination touristique canadienne. Nous avons des tonnes de mots clés référencés", dit M. Laporte.

Comme l'indique Philippe Le Roux, président de VDL2, une agence qui aide ses clients à tirer un avantage stratégique d'Internet et qui travaille au site Web de Via Rail depuis 1994, le but ultime du site de Via Rail est de convaincre les gens de prendre le train.

Considérer Internet comme un lieu

"Trop de sites Web ressemblent à un catalogue de produits en ligne avec un bon de commande. Mais le consommateur veut vivre une expérience d'achat", insiste M. Le Roux. Il conseille aux entreprises qui veulent offrir un produit ou un service sur le Web de considérer Internet non pas comme un média, mais plutôt comme un lieu, un espace.

"Il faut être attentif à la façon dont on accueille les gens. Comme dans une boutique, ils ont la possibilité d'aller directement au produit qui les intéresse ou de flâner", dit-il.

Il explique que la démarche d'achat repose sur quatre éléments : séduire, convaincre, procéder à la transaction et fidéliser le client grâce au service après vente. Selon M. Le Roux, l'erreur de la plupart des entreprises qui offrent des produits ou des services en ligne est de trop se préoccuper de la partie transactionnelle, et pas assez du magasinage en tant que tel. "C'est comme la différence entre magasiner dans une boutique agréable ou dans un entrepôt", illustre-t-il.

À ce point de vue, il semble que la plupart des entreprises d'ici ratent leur cible, puisque des études démontrent que la moitié des achats qu'effectuent les Québécois en ligne se font sur des sites Internet à l'étranger. Est-ce à dire que les expériences d'achat proposées localement ne sont guère satisfaisantes ?

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