Accueil >> Industries >> Gestion - Carrière >> Détail d'article
C'est le plein emploi dans le domaine de la comptabilité. Les initiatives en matière de gouvernance, les exigences accrues de conformité et l'adoption de normes inter-nationales à l'égard de l'information financière stimulent la demande.
Selon Le guide salarial 2008 de Robert Half, les meilleurs candidats reçoivent plusieurs offres et les contre-offres sont monnaie courante.
On voit réapparaître les bonis à la signature et une escalade des salaires se dessine. "Des entreprises acceptent de donner 5 000 $ ou 10 000 $ de plus que le marché pour attirer le candidat qu'elles convoitent", observe Jean- Philippe Gauthier, directeur du recrutement chez Robert Half Finance et Comptabilité.
Par ailleurs, plusieurs entreprises et cabinets comptables ont bonifié les primes accordées aux employés qui recommandent des candidats.
Des candidats qui se font de plus en plus sélectifs. Ainsi, ils accordent une grande importance à leur qualité de vie et au temps passé avec leur famille. Beaucoup tentent de négocier une semaine de vacances supplémentaire, la possibilité de faire du télé-travail occasionnellement, des horaires de travail flexibles, etc. Les postes qui impliquent des voyages trouvent plus diffi- cilement preneur, du moins auprès de ceux qui ont une famille. "Les gens ne veulent plus voyager, lance Nathalie Francisci, présidente de la firme de recherche de cadres Venatus Conseil. On a proposé récemment un poste très intéressant à un comptable qui est sans emploi. Il a refusé, car il aurait passé 40 % de son temps en déplacement. Il n'est pas inquiet : la demande est si forte qu'il sait qu'il se trouvera autre chose sans difficulté."
Même le temps nécessaire pour se rendre et revenir du bureau devient un critère de sélection. "Je recommande à mes clients de la Rive-Sud de recruter quelqu'un qui habite la Rive-Sud", ajoute Nathalie Francisci.
Des oiseaux rares
Les candidats les plus recherchés par les clients de Venatus conseil possèdent un titre de comptable, ont de 7 à 10 ans d'expérience et font preuve d'excellentes aptitudes en rédaction et en communication. "Les employeurs veulent des gens capables de donner du sens aux chiffres et d'en dégager les enjeux", résume Nathalie Francisci.
D'après l'enquête de Robert Half, les assistants et chefs comptables, les contrôleurs, les analystes financiers, les vérificateurs internes, les fiscalistes, les professionnels de la paie et les spécialistes du crédit et du recouvrement sont particulièrement en demande.
"Les entreprises cherchent aussi des candidats dotés d'une expertise de plus en plus pointue, constate Jean-Philippe Gauthier. Par exemple, on veut un professionnel spécialisé en fiscalité canadienne, en fiscalité américaine ou encore en taxes de vente. C'est que la réglementation se complexifie tellement qu'il est impossible de se tenir à jour dans tous les domaines."
"On s'arrache les spécia-listes en insolvabilité, en juricomptabilité, en financement, en fusions et acquisitions", énumère Robert St-Aubin, président du cabinet comptable Demers Beaulne.
Cela dit, les besoins de géné-ralistes sont encore importants. Un sondage effectué en 2005 par Robert Half auprès de 270 chefs de services financiers au Canada révèle qu'une bonne base en comptabilité générale est incontournable. En effet, 58 % d'entre eux ont répondu qu'ils suggéreraient la comptabilité générale lorsqu'on leur a demandé quel domaine de spécialisation ils recommanderaient à un comptable en début de carrière.