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Samedi 04 juillet 2009
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Le brasseur Anheuser-Busch a capitulé en acceptant lundi une offre révisée à la hausse de 5 $ US par action de la belge InBev. Photo: Bloomberg
L'actuelle mini-vague d'acquisitions d'entreprises, en pleine déprime boursière, soulève des interrogations. La stratégie de certains dirigeants d'entreprise semble hardie dans le contexte où tous les indices boursiers nord-américains ont entamé un cycle baissier.
Les indices ont cédé plus de 20 % de leur valeur depuis les sommets historiques d'octobre 2007, et le pessimisme gagne les investisseurs et les gestionnaires.
Un nouveau numéro un de la bière
Aux États-Unis, le brasseur Anheuser-Busch a capitulé en acceptant le 14 juillet une offre révisée à la hausse de 5 $ US par action de la belge InBev, fabricant de la Stella Artois et de la Labatt Bleue.
La transaction de 52 milliards de dollars américains (G$ US), ou 70 $ US par action, mènera à la mise en place de la plus importante société brassicole au monde.
Son chiffre d'affaires atteindra 36,4 G$ US. Sa production totale représentera 25 % de l'offre mondiale. La transaction est la plus importante de l'industrie et la troisième plus importante offre d'achat d'une société américaine par une entreprise étrangère.
Selon les estimations de Ann Gilpin, de Morningstar, la transaction permettra de réaliser des économies annuelles de 1,5 G$ US lorsque les deux sociétés auront complété leur fusion, en 2011.
L'analyste demeure prudente puisque 85 % de la somme payée provient d'un prêt bancaire. Le solde devra être recueilli auprès des investisseurs et par la vente d'éléments d'actif.
Dow débourse 15 milliards pour se diversifier
Pour sa part, Dow Chemical avale aussi une grosse bouchée en déboursant 15,3 G$ US, ou 78 $ US par action, pour mettre la main sur Rohm and Haas. L'offre constitue une prime de 74 % par rapport au cours à la fermeture du 9 juillet.
Selon Andrew Liveris, président et chef de la direction de Dow Chemical, l'achat du fabricant de produits chimiques spécialisés et de matériel électronique réduira la dépendance de sa société au secteur des matières premières.
La transaction sera financée par un prêt bancaire et un investissement de 4 G$ US en actions privilégiées de Berkshire Hathaway, dirigée par Warren Buffett, et de Dubai Investment Authority.
Dow estime qu'elle affichera un bénéfice par action de 4 $ US, en 2010. En 2008, elle devrait dégager un bénéfice par action de 3,24 $ US, selon le consensus de 17 analystes.
Waste Management grossit encore
De son côté, l'exploitant de sites d'enfouissement Waste Management déboursera 6,2 G$ US au comptant pour acquérir Republic Services.
Le géant américain offre 34 $ US par action, soit une prime de 22 %, pour conclure la transaction.
Shell Canada offre le prix fort
Au pays, Shell Canada a agréablement surpris les actionnaires de Duvernay Oil Corp. en annonçant son intention d'acquérir la totalité de ses actions, à un prix unitaire de 83 $.
L'offre représente une prime de 42 % par rapport au cours à la fermeture du 11 juillet.
Les réserves prouvées et probables de Duvernay Oil atteignent 148 millions de barils équivalent de pétrole.
Sa production quotidienne s'établit à 27 000 barils équivalent de pétrole.
Son chiffre d'affaires a atteint un sommet historique de 352 millions de dollars (M$) l'année dernière.
Selon UBS, Shell Canada paie Duvernay très cher : la transaction de 5,9 G$ représente un coût moyen de 39,80 $ par baril équivalent de pétrole.
Depuis le début de 2008, le coût moyen des transactions réalisées dans l'Ouest canadien s'établit à 18,40 $.
E-Trade Canada passe aux mains de Scotia
De son côté, la Banque Scotia tire profit des difficultés des institutions financières américaines pour acquérir les activités canadiennes de E-Trade. La banque paiera 444 M$.
La transaction ajoutera 125 000 clients aux activités de courtage à escompte de Scotia et gonfle son actif sous gestion de 5 G$.
Mario Mendonca, de Genuity Capital, estime que la banque paie un multiple de 4,8 fois le chiffre d'affaires de 2007.
" Ce taux n'est que légèrement supérieur au multiple de 4,5 de TD Ameritrade ", mentionne l'analyste.
Finalement, la société aurifère Barrick Gold a déposé une offre d'achat non sollicitée pour Cadence Energy. Elle propose de verser 6 $ au comptant pour chaque action de la société albertaine.
Toutefois, les dirigeants de Cadence ont récemment accepté une offre inférieure de la part de Daylight Resources Trust, soit 5,32 $ l'action.