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On retrouve actuellement 158 panneaux-réclames sur le territoire de la ville. Photo: Photo.com
Pour son 400e anniversaire, Québec s'est fait belle. Les autorités municipales ont bien l'intention de poursuivre sur cette lancée en interdisant d'ici cinq ans tous les panneaux-réclames sur le territoire de la capitale.
Cette proposition de la Ville de Québec fait partie d'un avant-projet de règlement d'harmonisation sur l'urbanisme qui a été présenté en mai dernier à la population lors d'assemblées d'information dans les huit arrondissements. Les citoyens avaient jusqu'au 13 juin et les entreprises ont jusqu'au 25 juillet pour faire leurs commentaires.
Une consultation publique sera tenue cet automne et le règlement final devrait être adopté lieu au cours de l'hiver, précise Richard Noël, coordonnateur à la division de l'urbanisme de la Ville de Québec. L'affichage n'est qu'un volet parmi la trentaine que compte ce projet de règlement.
On retrouve actuellement 158 panneaux-réclames sur le territoire de la ville. " Ces panneaux sont costauds et les entreprises disposent de bien d'autres moyens de faire de la publicité. Le paysage peut servir à autre chose qu'à la publicité ", dit M. Noël.
Dans cet effort pour contrer la pollution visuelle, Québec est prête à sacrifier un peu de revenus, puisque chaque panneau-réclame lui rapporte 1 000 $ en frais annuels de location de terrain.
Ce n'est pas tout : la Ville veut aussi fixer des dimensions maximales pour les enseignes commerciales placées sur son territoire, selon un calcul tenant compte entre autres du milieu et de l'emplacement de l'enseigne (au sol ou sur un bâtiment). Par exemple, une enseigne placée au sol devra avoir au plus une superficie de 2 mètres carrés si elle est située dans un secteur résidentiel, et de 15 mètres carrés dans un secteur industriel ou commercial.