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Il y a cinq ans, Pierre Lessard, ancien président et chef de la direction de Metro, avait été vivement critiqué parce qu'il avait empoché 27 millions de dollars (M$) à la suite de l'exercice d'options.
De nombreux actionnaires avaient alors qualifié la rémunération de M. Lessard d'excessive.
Même si les options d'achat d'actions ont depuis été abondamment critiquées dans les médias, elles sont toujours un important complément de la rémunération des dirigeants.
Notre analyse nous a permis de constater que les pdg de plusieurs entreprises canadiennes continuent d'empocher d'importants gains en exerçant des options.
Paul Desmarais Jr., le plus récompensé par les options
Paul Desmarais Jr., président et chef de la direction de Power Corp., a en moyenne récolté 19,5 M$ par année au cours des trois dernières années à la suite de l'exercice d'options. Cela fait de lui le dirigeant canadien le plus récompensé par les options.
Glenn Murphy, qui a été pdg de Shoppers Drug Mart jusqu'en mars 2007, est au deuxième rang de ceux qui se sont le plus enrichis grâce aux options. Il a empoché 16,7 M$ par an en moyenne au cours des trois dernières années.
Les patrons des grandes banques demeurent parmi les dirigeants qui s'enrichissent le plus grâce aux options. Tony Comper, qui a été pdg de la Banque de Montréal jusqu'en mars 2007, a empoché en moyenne 12,6 M$ au cours des trois derniers exercices.
Nouveau record dans les ressources
Signe de temps favorables pour les matières premières, on retrouve de nombreux dirigeants de ce secteur qui s'enrichissent le plus grâce aux options.
James W. Buckee, pdg de Talisman jusqu'en août 2007, a encaissé en moyenne 14,4 M$ au cours des trois dernières années.
Chez Goldcorp, Kevin C. McArthur et Ian Telfer ont récolté au total 11,8 M$ et le pdg de Nexen, Charles W. Fisher, 9,9 M$.
Le pdg du fabricant de fertilisants Potash Corp., William Doyle, pourrait toutefois établir un nouveau gain record grâce à l'exercice d'options pour un dirigeant canadien. Il a gagné en moyenne 9,4 M$ au cours des trois dernières années grâce aux options. L'explosion des prix des fertilisants a fait grimper la valeur des options qu'il n'a pas encore exercées à 600 M$, du jamais vu pour un dirigeant canadien. Y.C.