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Faut-il, comme le veut le dicton, vendre tous ses titres boursiers pendant le mois de mai et partir en vacances jusqu'à l'automne ?
Selon une étude de UBS Securities Canada sur la saisonnalité des marchés boursiers depuis 1979, l'indice S&P/TSX a augmenté en moyenne de 11,8 % par an durant la période du 1er novembre au 31 mai, comparativement à une hausse de seulement 1,1 % pour la période du 1er juin au 31 octobre.
En moyenne, plus de 90 % du rendement boursier de l'année est réalisé entre les mois de novembre et de mai, selon l'étude. Ce phénomène n'est pas uniquement canadien. En Allemagne, en France, en Italie et en Espagne, la totalité du rendement annuel moyen de la Bourse est réalisé de l'automne jusqu'au printemps suivant.
La surperformance de la période de novembre à mai n'est pas étonnante au vu des rendements mensuels moyens des principaux indices mondiaux. En effet, les mois de juin et juillet ont offert, en moyenne, les rendements positifs les plus faibles depuis 1988. De plus, les rendements moyens des mois d'août et de septembre sont négatifs.
Selon UBS, depuis 1979, le rendement annuel moyen d'un portefeuille équilibré canadien (55 % d'actions, 40 % d'obligations et 5 % d'encaisse) aurait augmenté de 1,5 % si les actions avaient été surpondérées jusqu'à hauteur de 70 % durant la période de novembre à mai et souspondérées jusqu'à 40 % de juin à octobre. Le rendement annuel moyen aurait été de 12,7 %, comparativement à 11,2 % pour le portefeuille équilbré non modifié.