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Les Québécois doivent faire plus, et leurs employeurs, les y inciter

Président de l'équipe de hockey du Canadien, du Groupe Spectacles Gillett et du Centre Bell, Pierre Boivin est une figure emblématique dans le milieu des affaires.

Il est aussi le président d'une fondation admirée, celle de l'hôpital pour enfants Sainte-Justine. À la question " En faisons-nous assez ? " il a donné une réponse catégorique lors du Forum Tremblant : " Non ! "

Selon lui, la philanthropie d'entreprise au Canada ne sera jamais suffisante pour combler les besoins croissants dans les communautés, et il faudra que les particuliers s'y mettent avec plus de générosité. " Il y a eu au Québec, au cours des 20 dernières années, une création de richesse sans précédent, dit-il en entrevue au journal Les Affaires. Les Québécois sont plus riches que jamais dans leur histoire. Ils doivent maintenant être plus nombreux à donner. " M. Boivin invite les entreprises à " inculquer cette culture du don " à leurs employés. De plus, il espère que les gouvernements amorceront bientôt " une réflexion " sur la mise en place de meilleurs incitatifs fiscaux.

Et les joueurs de hockey, aux salaires faramineux ? " Ils ne donnent probablement pas assez ", a-t-il convenu lors du Forum Tremblant. En entrevue, il a même ajouté que cela avait été plus difficile de convaincre les joueurs étrangers que les joueurs d'ici de participer à des initiatives communautaires au Québec, mais que la situation s'était grandement améliorée. La Fondation des canadiens pour l'enfance vient d'annoncer le financement de cinq patinoires extérieures réfrigérées dans des quartiers défavorisés de Montréal, au coût de 3 millions de dollars.

Chose certaine, à mesure que le secteur privé apportera des solutions aux problèmes sociaux, il aura une plus grande influence dans les politiques gouvernementales. M. Boivin cite l'exemple de la campagne de financement de l'Hôpital Sainte-Justine : " Le privé s'est engagé à aider, puis le gouvernement a embarqué. Ce qui prouve que la philanthropie peut avoir un effet sur les politiques publiques. "

Une leçon pour le futur CHUM, qui n'a toujours pas de président pour sa campagne de financement. S.D.

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