Accueil >> Industries >> Commerce & produits de consommation >> Détail d'article
Plusieurs sites multiplient les escomptes et offres de livraison gratuite, parvenant ainsi à compenser la baisse d'achalandage en magasin. Photo: Bloomberg
L'augmentation faramineuse du prix de l'essence poussera-t-elle les Québécois à troquer leurs clés de voiture pour le clavier au moment de faire leurs emplettes ? C'est déjà le cas des Américains.
Des détaillants américains comme Gap et Victoria's Secret ont vu leurs ventes en ligne augmenter de 10 à 20 % par rapport à 2007. Une bonne surprise en cette période de morosité.
Alors que l'industrie aérienne redouble d'inventivité pour transmettre la facture de kérosène aux passagers, les détaillants profitent de la hausse du prix de l'essence pour encourager l'utilisation d'Internet. Plusieurs sites multiplient les escomptes et offres de livraison gratuite, parvenant ainsi à compenser la baisse d'achalandage en magasin.
Cette stratégie fonctionne. Selon Forrester Research, les ventes en ligne devraient dépasser les 200 milliards de dollars américains en 2008. Un volume si imposant que des détaillants commencent à inclure leurs ventes en ligne dans leurs données de ventes comparables. L'agence Moody's vient même d'indiquer qu'elle accorderait dorénavant plus d'importance aux ventes en ligne dans ses analyses.
Au Québec, le Centre francophone d'informatisation des organisations (CEFRIO) n'observe pas encore un tel changement dans le comportement des consommateurs. Cependant, Éric Lacroix, spécialiste du sujet et directeur de projets chez SOM Recherches et sondages, il est possible que la hausse du prix de l'essence, combinée à un huard fort, contribue à réduire plus vite que prévu le retard des Québécois en matière d'utilisation d'Internet.