go

Recherche avancée

Accueil

Accueil >> Investir  >> Analyses de titres  >> Détail de l'analyse de titre

Analyse: les investisseurs se méfient encore de BCE

Pour en savoir plus

Symbole Dernier Variation

Malgré l'annonce de la signature, le 4 juillet, d'une entente finale pour la vente de BCE, les investisseurs restent méfiants. Pourquoi ? La clôture de la transaction peut n'avoir lieu que le 11 décembre prochain.

Pourtant, selon l'analyste Greg MacDonald, de la Financière Banque Nationale, la probabilité que la transaction soit réalisée au prix convenu de 42,75 $ l'action est maintenant supérieure à 95 %.

Le cours de l'action devrait donc refléter ce prix, moins le coût de financement lié à la détention des actions durant les cinq prochains mois. L'analyste Greg MacDonald estime ce coût à moins de 5 %.

Or, à 39 $, niveau auquel le titre se négociait le 8 juillet, trois jours après la signature de l'entente, les investisseurs se voient offrir un escompte de près de 9 %. La méfiance est donc vraiment dans l'air.

Le délai de cinq mois avant la conclusion de la transaction a pour but de permettre aux prêteurs de ficeler le financement, et à BCE de se refaire une beauté financière, indique une source proche du processus de négociation de l'entente. Ce sont deux éléments essentiels, dit cette source.

L'entente finale, rappelons-le, prévoit l'achat par le Régime de retraite des enseignants de l'Ontario (Teachers), Providence Equity Partners, Madison Dearborn Partners et Merrill Lynch Global Private Equity de toutes les actions de BCE pour la somme de 52 milliards de dollars (G$). Plus de 30 G$ en prêts doivent être avancés par un consortium bancaire composé de Citigroup, Deutsche Bank, Royal Bank of Scotland et la Banque TD.

Les prêteurs se donnent du temps

Compte tenu de l'ampleur du financement, ce groupe devra refiler une partie du financement à d'autres prêteurs. Près de 50 institutions financières pourraient participer.

Or, la crise du crédit a modifié considérablement les conditions du marché pour ces prêts syndiqués. Le groupe bancaire pourrait devoir faire des concessions importantes afin de revendre le prêt à d'autres parties. Il subirait ainsi des pertes importantes par rapport aux conditions conclues à l'origine.

Le délai a été consenti dans l'espoir qu'une amélioration des conditions de marché permette aux prêteurs de réduire les pertes.

Le groupe bancaire a néanmoins aussi obtenu des concessions. D'abord, BCE ne versera plus de dividende sur ses actions ordinaires jusqu'à la clôture de la transaction. Ce sont entre 600 et 900 millions de dollars qui resteront dans les coffres de l'entreprise et qui s'ajouteront à son fonds de roulement, améliorant ainsi la qualité du crédit de BCE.

De plus, le groupe d'acheteurs aurait accepté des clauses financières plus restrictives quant à l'obtention du financement, selon une source qui requiert l'anonymat.

BCE doit rapidement améliorer sa rentabilité

D'ici le 11 décembre, BCE devra améliorer ses principaux ratios financiers, comme le ratio des bénéfices avant impôts et amortissement sur la dette.

C'est ce qui explique le départ immédiat de Michael Sabia.

Il cède la direction de BCE à George Cope, qui a le mandat d'enclencher dès maintenant le plan de redressement. Il doit obtenir une meilleure rentabilité afin de pouvoir respecter les nouvelles clauses de la transaction.

D'ici le 14 juillet - un délai maximal de 10 jours après l'annonce de l'entente -, BCE doit déposer auprès des autorités concernées, soit les commissions canadiennes des valeurs mobilières et la Securities and Exchange Commission des États-Unis, un avis de changement important qui donnera plus de détails sur l'entente finale.

Le document sera déposé dans le site www.sedar.com.

Publicité

les affaires.tv

Publicité
Publicité

Liens commerciaux