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Le «Big Three» à genoux devant la Sénat

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Le constructeur automobile Chrysler risque la faillite à court terme s'il ne bénéficie pas rapidement d'un plan de sauvetage, a fait savoir mardi son PDG Robert Nardelli dans un témoignage écrit devant la Commission bancaire du Sénat.

Chrysler n'a plus suffisamment de liquidités alors que la société doit débourser quatre à cinq milliards de dollars par mois en salaires, factures de fournisseurs et autres coûts, ajoute-t-il.

Ce que coûterait une réorganisation si Chrysler décide de se placer sous la protection de la loi sur les faillites (Chapitre 11) risque d'être bien supérieur pour le gouvernement à un prêt-relais, a-t-il ajouté. Et la société n'est pas sûre de pouvoir survivre à une faillite.

Chrysler avait déjà été sauvée une fois par l'intervention du gouvernement fédéral, en 1979.

Ce témoignage intervenait alors que les "Big Three" de l'automobile américains, General Motors, Chrysler et Ford, étaient mardi devant le Congrès, afin de réclamer un plan de sauvetage de 25 milliards de dollars, agitant le spectre d'une catastrophe économique pour tout le secteur.

"Notre industrie a besoin d'un pont pour franchir l'abîme financier qui s'est ouvert devant nous", a témoigné pour sa part Rick Wagoner, patron de General Motors.

Le président de la Commission, le démocrate Christopher Dodd, a jugé que l'industrie automobile "cherchait à se faire soigner pour des blessures largement auto-infligées", mais a noté que néanmoins, des "centaines de milliers de personnes perdraient leur emploi" si on laissait ces sociétés s'effondrer.

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