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Vendredi 03 juillet 2009
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Les ex-travailleurs de l’usine de transformation d'aluminium Aleris de Cap-de-la-Madeleine manifestent aujourd’hui leur impatience devant le bureau régional de l'assurance-emploi à Trois-Rivières.
Ils affirment n’avoir toujours pas reçu leurs avis de licenciement malgré l'annonce officielle de la fermeture de l’usine le 12 juillet dernier. Par ailleurs, Aleris n'aurait toujours pas fait parvenir au ministère du Travail son avis de fermeture et refuserait d’émettre les relevés d'emploi de ses ex-employés.
Ces relevés d'emploi sont nécessaires pour que la Commission de l'assurance-emploi détermine le montant des prestations auxquelles les travailleuses et travailleurs ont droit.
«Au provincial, la Commission des normes a déjà statué que le cas des travailleurs d'Aleris relevait d'un licenciement collectif. Nous nous attendons à ce que le gouvernement fédéral fasse de même dans les plus brefs délais», affirme Gilles Dubuc, président du Conseil central du Coeur-du-Québec (CSN).
Selon le syndicat, la Commission de l'assurance-emploi a mené une enquête afin de déterminer si les travailleurs étaient encore en lock-out ou s'il s'agit d'un cas de licenciement collectif, puisqu'Aleris a annoncé la fermeture de l'usine.
Le syndicat déplore que la Commission de l'assurance-emploi ne bouge pas même si elle dispose de moyens juridiques pour forcer la compagnie à émettre les relevés d'emploi. «Il est plus que temps de mettre en branle ces moyens afin de permettre aux travailleurs de toucher les prestations auxquelles ils ont droit», affirme le vice-président de la Fédération de la métallurgie Marc Laviolette.