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Alstom et Bombardier sont en lice pour l'obtention du contrat de renouvellement des trains du métro de Montréal. Photo : DR.
Alstom, l’un des principaux concurrents mondiaux de Bombardier Transport, est soupçonnée de blanchiment d’argent et de corruption lors d’attributions de marchés.
Une cinquantaine de policiers suisses ont effectué hier une perquisition de plusieurs locaux suisses d’Alstom, dont ceux de Baden et Zurich. L’opération a été suivie de l’arrestation d’un cadre de la société française spécialisé dans les équipements de transport. Le Ministère public de la Confédération estime que celui-ci a fait preuve «de pratiques déloyales, de corruption et de blanchiment d'argent».
«Dans l'état actuel des recherches, on subodore que des paiements ont été effectués, à des fins de corruption, par l'intermédiaire», explique le communiqué du ministère public, ajoutant que «ces montants auraient été versés à des fonctionnaires ou à des responsables de divers pays (lors de l'attribution de marchés)».
Une porte-parole d'Alstom a confirmé les perquisitions et assuré que la société coopérait avec la police, mais refusé de donner d'autres précisions sur l'affaire.
En mai, le Wall Street Journal avait indiqué qu'Alstom faisait l'objet d'une enquête en France et en Suisse visant à déterminer s'il avait versé plusieurs centaines de millions de dollars de pots-de-vin pour décrocher des contrats en Asie et en Amérique du Sud entre 1995 et 2003.
Alstom avait alors réagi accusant le WSJ de s'être appuyé sur «des hypothèses et des spéculations».
Avec Reuters.