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La Caisse réduit sa participation dans BAA

La Caisse de dépôt et placement du Québec a annoncé lundi s'être départie, en juillet 2007, de 20 % de ses intérêts dans la British Airport Authority (BAA), le principal gestionnaire aéroportuaire britannique.

La participation de la Caisse dans le capital-actions de BAA est donc passée de 28,94 pour cent (1,2 milliard de livres ou 2,4 milliards $) à 23,15 pour cent (962 millions de livres ou 1,9 milliard $), a révélé l'institution dans un communiqué.

"Dès l'achat de BAA par la Caisse et ses deux partenaires, il était prévu que la participation de la Caisse passerait sous la barre des 25 pour cent afin de permettre l'arrivée de nouveaux actionnaires", a déclaré le président et chef de la direction de la Caisse, Henri-Paul Rousseau.

La vente d'une partie de ses intérêts dans BAA a en outre permis à la Caisse de réduire le risque relié à une trop grande concentration dans le secteur aéroportuaire, a expliqué un porte-parole, Gilles des Roberts.

Le gain de 15 pour cent que l'institution a réalisé dans le cadre de la transaction "démontre clairement que l'investissement de la Caisse dans BAA représente un bon placement", a soutenu M. Rousseau.

La vente n'avait pas été divulguée jusqu'ici en raison d'ententes de confidentialité qui ont pris fin il y a quelques semaines. Le nom de l'acheteur de la portion cédée par la Caisse demeure secret, mais il s'agit d'une société privée active dans le placement privé, a indiqué M. des Roberts.

Injection de fonds

La Caisse a par ailleurs réitéré, lundi, qu'elle allait appuyer le plan de refinancement de BAA, ce qui devrait se traduire par une importante injection d'argent frais dans l'entreprise.

La Caisse n'a pas précisé lundi combien elle allait devoir verser, mais elle a assuré que le montant global de son investissement dans BAA ne dépasserait pas la valeur de sa participation initiale, qui était de 2,4 milliards. L'institution se donne par conséquent une marge de manoeuvre de 500 millions $.

BAA a annoncé la semaine dernière que ses actionnaires avaient accepté d'injecter 400 millions de livres (787 millions $) dans le cadre de son plan de refinancement.

Si le montant du versement de chaque actionnaire est calculé en fonction de la taille de sa participation, la Caisse devra débourser 182,2 millions $. L'injection se fera vraisemblablement dans le capital-actions de BAA.

L'actionnaire de contrôle de BAA est le groupe espagnol Ferrovial, avec une participation de 61,8 pour cent. Le fonds d'investissement du gouvernement de Singapour GIC possède quant à lui 10 pour cent de BAA. Le consortium s'est porté acquéreur du gestionnaire en juin 2006.

L'injection de 400 millions de livres survient alors que BAA peine depuis plusieurs mois à refinancer sa dette de près de 10 milliards de livres. BAA souhaite adosser une partie de cette dette à certains de ses actifs aéroportuaires, mais a été confronté aux difficultés actuelles des marchés mondiaux du crédit. L'objectif est maintenant de clore le refinancement au cours du troisième trimestre.

BAA gère sept aéroports britanniques, y compris les trois de la région londonienne.

La Caisse a assuré lundi qu'elle demeurait "un investisseur à long terme dans BAA" et que les "attributs fondamentaux" des aéroports de la société, plus particulièrement ceux de Londres, restaient "solides".

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