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La Fédération des travailleurs du Québec (FTQ) et Syndicat canadien des communications, de l'énergie et du papier (SCEP) craignent que la fermeture des usines Pétromont ne mette en péril tout le secteur québécois de la pétrochimie.
Le président de la FTQ, Michel Arsenault, explique que Pétromont est le principal fournisseur de matières premières du secteur du plastique québécois, qui compte 25 000 emplois. « C'est toute cette industrie qui devient vulnérable », ajoute-t-il.
Il ajoute que « la fermeture de Pétromont risque d'avoir un effet domino et d'entraîner la fermeture d'entreprises et la perte de centaines d'emplois dans ce secteur industriel ».
« Lorsqu’on enlève une partie de la chaîne, c’est toute la chaîne qu’on met en danger », souligne quant à lui Joseph Gargiso, vice-président administratif du SCEP. Il précise qu’il s’agit d’un secteur où il y a beaucoup d’interconnexions et de vases communicants.
Il donne comme exemples le fait que Pétromont soit à la fois fournisseur et client de Shell, et que 20% de ses ventes vont à l’usine Basell, qui doit fermer en avril. En 2007, Basell a été la troisième à annoncer sa fermeture, après Nova Chemicals et Huntsman.
La FTQ estime que le gouvernement doit venir en aide aux travailleurs et à l’industrie de la pétrochimie. Joseph Gargiso soutient que la Société générale de financement (SGF), partenaire dans Pétromont, a failli dans le rôle qu’elle s’était donné de développer et consolider ce secteur.