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Ottawa menace Bell et Telus

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Jim Prentice trouve «mal avisée» la décision de Bell et Telus de facturer 0,15 $ par message texte reçu. Photo: Bloomberg

Le ministre fédéral de l'Industrie Jim Prentice menace de serrer la vis à l'industrie de la téléphonie cellulaire et de réglementer pour interdire aux entreprises comme Bell et Telus de facturer non seulement l'envoi, mais aussi la réception de messages textes.

En marge du caucus de son parti à Lévis, le ministre a indiqué jeudi que d'autres pays, dont ceux de l'Union européenne, avaient décidé de réglementer pour interdire cette pratique coûteuse pour les consommateurs.

Il s'est défendu de vouloir imposer une telle solution pour le moment, mais il a rappelé qu'il en aurait le pouvoir.

"L'industrie de la téléphonie cellulaire n'est pas très réglementée et nous avons tenté de préserver cet état de fait. Mais au bout du compte, les consommateurs doivent être protégés", a-t-il fait valoir.

Le ministre dit souhaiter que les Canadiens profitent de services de téléphonie cellulaire comparables à ceux disponibles dans d'autres pays à un prix raisonnable.

Dans ce contexte, il trouve "mal avisée" la décision des deux géants des télécoms de facturer 0,15 $ par message texte reçu, y compris quand il s'agit de pourriels.

M. Prentice a discuté du problème avec le pdg de BCE, George Cope. Il doit s'entretenir la semaine prochaine avec celui de Telus, Darren Entwistle. Selon lui, le dialogue est "constructif".

Présentement, les abonnés de ces sociétés paient pour l'envoi de messages textuels sur leurs téléphones portables mais peuvent les recevoir sans frais. A compter du 8 août pour les clients de Bell et du 24 août pour ceux de Telus, il en coûtera 15 cents par message reçu.

La protection des consommateurs est l'un des thèmes de prédilection des conservateurs, qui en ont fait une priorité pour la session parlementaire d'automne. Ils entendent aussi parler de lutte contre le crime et d'économie.

Les députés et sénateurs du parti gouvernemental se réunissent cette semaine en banlieue de Québec. Le choix de cette destination n'a rien du hasard. La région est en effet le coeur de la présence conservatrice dans la province.

Le parti de Stephen Harper y détient huit sièges et espère y faire d'autres gains lors de la prochaine campagne électorale, qui pourrait avoir lieu dès cet automne si les partis d'opposition unissent leurs forces.

Dans un discours devant 1600 partisans, mercredi, le premier ministre a lancé un appel aux "nationalistes mous" dont il a besoin pour obtenir une majorité à la Chambre des communes.

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