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Controverse autour d'un Espace Bell

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Bell s'est opposé au processus légal en déposant de multiples contestations, soutient le SCEP-FTQ. Photo : Bloomberg

Bell fermera sa boutique Espace Bell du Plateau Mont-Royal à Montréal, dont les employés avaient obtenu leur accréditation syndicale le 6 mai dernier. Six autres boutiques seront aussi fermées au Québec. La Fédération des travailleurs du Québec accuse Bell Canada d'utiliser des tactiques «anti-syndicales sauvages».

Les employés membres du syndicat canadien des communications, de l'énergie et du papier (SCEP-FTQ) ont appris la nouvelle hier en fin de journée.

Bell Canada soutient que les fermetures n'ont rien à voir avec la syndicalisation.

«Toutes les boutiques qui ont été fermées l'ont été pour des raisons commerciales, il n'y a aucun lien entre la fermeture des boutiques et la syndicalisation de celles-ci», soutient Jacques Bouchard, porte-parole chez Bell Canada. Il précise que leur rentabilité n'était pas au rendez-vous.

«Il s'agit d'une attaque en règle contre la présence syndicale dans leurs points de vente. Ce geste est tout simplement inadmissible», a dénoncé Michel Ouimet, vice-président exécutif du SCEP-Québec.

Bell s'est opposé au processus légal en déposant de multiples contestations, soutient le syndicat. La Commission des relations de travail (CRT) a clos le dossier à la fin juin en ne retenant pas le dernier recours présenté par Bell visant à faire scinder l'accréditation syndicale en plusieurs unités distinctes.

Il s’agissait de la première boutique de la bannière Espace Bell à se syndiquer. Le SCEP s'inquiète du fait que «cette fermeture survient alors que la nouvelle direction de BCE est en place depuis à peine quelques jours».

Le syndicat dit consulter ses avocats afin d'utiliser les recours juridiques à sa disposition. «Nous avons l'intention de nous battre sur tous les fronts pour contrer les manœuvres de Bell, que ce soit au niveau juridique ou sur la place publique», conclu Michel Ouimet.

De son côté, la Fédération des travailleurs du Québec accuse Bell Canada d'utiliser des tactiques «anti-syndicales sauvages». Le président de la FTQ, Michel Arsenault, demande à Bell Canada de reconsidérer sa position.

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