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Le titre plonge car les investisseurs ne croient plus au rachat de BCE. Photo: Bloomberg
Rien ne va plus pour l’action de BCE qui a terminé la séance sur un plongeon de 12,07% à 32,64$ à la Bourse de Toronto. Les transactions ont été suspendues sur le titre vers 14h15 en raison de problèmes informatiques sur le parquet torontois. Certains analystes s'attendent à présent à voir le titre descendre à 30 dollars.
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«Nous ne serions pas étonnés de voir le titre tomber dans la fourchette de 28 à 30 dollars», soutient l’analyste Joseph Mackay de Valeurs Mobilières Desjardins.
Le titre plonge car les investisseurs ne croient plus que le rachat de BCE par le consortium mené par le fonds de pension ontarien Teachers soit possible. Depuis que la cour d’appel a donné gain de cause aux détenteurs de débentures, qui tentaient de contrer le rachat de BCE, les chances de succès s’amenuisent.
Sans compter que, selon des informations publiées dans la presse, il semblerait que le consortium de banquiers qui se sont engagés à financer la transaction soient moins enthousiastes. Ils auraient exprimé leur intention de revoir les conditions de financement, contraignant les acheteurs à proposer un prix plus modeste.
Du coup, les analystes font marche arrière. Jeffrey Fan de UBS estime que BCE ne vaut plus que 33 dollars. Chez Valeurs Mobilières Desjardins, on estime la valeur fondamentale à 34,29 dollars par action.
La suite des opérations
BCE a déclaré qu’elle ferait appel à la Cour suprême du Canada et qu’elle tenterait de demander que le procès soit entendu rapidement. Il n’est pas certain que la cour suprême accède à cette requête. À défaut d’un traitement prioritaire, les délais entre les demandes d’appel et les jugements à la cour suprême se chiffrent en mois, voire en années.
Une autre option serait que BCE s’entende avec les détenteurs de débentures pour un règlement à l’amiable. Encore faudrait-il qu’il y ait volonté de négocier. «Nous pensons que les détenteurs de débentures préfèreraient que la transactions ne se fasse pas, qu’ils récupèrent la valeur de leur investissement plutôt que de négocier quelque accord en dehors des tribunaux», écrit Jeffrey Fan de UBS.
L’analyste rappelle que le consortium mené par Teachers peut encore faire marche arrière sans payer de frais de rupture, sachant que le CRTC et Industrie Canada n’ont pas encore donné leur accord définitif.
Autant dire que les chances de succès sont minces. La probabilité de rachat au prix de 42,75 dollars n’est plus que de 20%, selon Jeffrey Fan de UBS. Chez Valeurs Mobilières Desjardins, on estime «ne pas avoir d’autre choix que de supposer que la privatisation ne se fera pas».