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Les moyens de pression risquent de s'intensifier dans les prochaines semaines dans le secteur de l'hôtellerie au Québec, si les négociations contractuelles ne progressent pas plus rapidement.
C'est ce que prévient le président de la Fédération du commerce de la CSN, Jean Lortie. La Fédération tente actuellement de négocier les conditions de travail de 5500 employés, oeuvrant dans 41 hôtels à travers le Québec.
M. Lortie dresse un bilan mitigé de l'état des pourparlers jusqu'à présent, alors que les employés d'une trentaine de ces hôtels obtiendront le droit légal de grève dans les prochains jours.
Les négociations piétinent dans plusieurs grands hôtels, dont le Loews-Le Concorde de Québec où, selon la Fédération, l'employeur demande aux salariés d'accepter de nombreux reculs. A Montréal, au Reine-Elizabeth, les négociations avanceraient à pas de tortue, de même qu'au Marriott Château-Champlain.
Par contre, selon Jean Lortie, la situation est beaucoup plus encourageante dans d'autres hôtels, comme le Bonaventure Hilton et l'hôtel des Gouverneurs de la Place Dupuis, à Montréal.
M. Lortie estime que le recours à la grève est un moyen ultime. Auparavant des activités de mobilisation et de visibilité auront lieu au cours des prochains jours.
Le 2 juillet, les directions des 41 syndicats se réuniront, en Estrie, pour faire le point et adopter un cadre stratégique global. Celui-ci devrait prévoir, notamment, la recherche de mandats pour créer des banques de jours de grève à exercer au moment jugé opportun, et ce, sans préavis.
La Fédération du commerce de la CSN exige notamment des augmentations de salaire de 5 pour cent pour chaque année d'un contrat de travail de trois ans.