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Après l'UBS, c'est au tour du Credit Suisse de se trouver dans le collimateur de la justice américaine, selon le New York Times.
Le journal croit savoir que le numéro deux de la place financière suisse ainsi que la banque britannique HSBC sont soupçonnés d'avoir aidé de riches clients américains à se soustraire au fisc.
Le Credit Suisse et la banque britannique HSBC sont soupçonnés d'avoir transféré jusqu'à 30 milliards de dollars outre-mer pour permettre à leurs clients d'échapper au fisc américain, selon le quotidien new-yorkais. L'enquête contre les deux établissements aurait été ouverte en septembre dernier.
A Zurich, Jan Vonder Muhl, porte-parole du Credit Suisse, a déclaré que la banque n'avait pas connaissance d'une telle enquête. Il a souligné qu'elle "respecte toutes les lois, les directives et les prescriptions en vigueur".
Selon son porte-parole Donald McCarthy, la britannique HSBC n'a également pas connaissance d'une enquête ouverte sur ses activités "off-shore" aux Etats-Unis. La banque n'a pas été contactée par la justice américaine, a-t-il affirmé. La banque est certaine d'avoir fait des affaires aux Etats-Unis dans le respect des prescriptions légales.
La banque suisse concurrente, l'UBS, se trouve sous forte pression aux Etats-Unis dans ces affaires d'évasion fiscale. Elle s'est excusée publiquement devant une commission du Sénat et s'est retirée de toutes les affaires "off-shore" pour ses clients américains. Son responsable de la gestion de fortune dans le monde, Raoul Weil, a été formellement inculpé. Une demande d'entraide judiciaire des autorités fiscales américaines (IRS) déposée le 17 juillet dernier à Berne est en cours d'examen actuellement à l'Administration fédérale des contributions (AFC).