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Les marchés ont rebondi au lendemain de la réunion de l'Eurogroupe et "c'est tant mieux", a commenté lundi Nicolas Sarkozy, se refusant toutefois à annoncer que le pic de la crise est passé.
"Dans la crise, il ne faut pas être trop optimiste et pas non plus trop pessimiste", a répondu le chef de l'Etat à l'issue d'un conseil des ministres extraordinaire consacré à la crise financière, interrogé sur un éventuel "pic de la crise".
"Tant mieux si c'est l'impression qui se diffuse, ça ne peut pas faire de mal", a-t-il dit.
Le plan européen meilleur que le plan américain
"On verra ce soir qu'au fond, l'Europe unie a fait plus que les Etats-Unis en montants engagés", a souligné lundi le président français Nicolas Sarkozy, après avoir annoncé lui-même que la France pourrait apporter jusqu'à 360 milliards d'euros au système bancaire.
"La plupart des pays de la zone euro" devaient annoncer ce lundi après-midi les mesures nationales mettant en oeuvre les garanties apportées au financement du système bancaire, a salué le président français. L'Allemagne a ainsi annoncé 400 milliards d'euros de garanties pour les banques, et jusqu'à 100 milliards pour recapitaliser les banques et conforter les garanties. La Grande-Bretagne a mobilisé 377 milliards pour les garanties bancaires et 64 milliards "pour recapitaliser", a aussi détaillé Nicolas Sarkozy.
"Cet engagement massif est à la hauteur du problème que nous rencontrons", a-t-il ajouté.
Nouvelles initiatives pour protéger les entreprises
Nicolas Sarkozy a annoncé lundi "d'autres initiatives" pour protéger les entreprises françaises contre des prises de contrôle par des capitaux "prédateurs".
A la question de savoir si la France avait la capacité de protéger ses entreprises contre des "capitaux prédateurs", le président de la République a répondu "oui". "D'autres initiatives seront prises", a-t-il annoncé, sans dire lesquelles. "D'ores et déjà, nous sommes prêts juridiquement".