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Divulgation tardives d'informations. Photo:lesaffaires.tv
Un groupe d’investisseurs a initié un recours collectif contre la CIBC. Ils estiment que cette banque leur aurait présenté des informations erronées sur ses actions cotées en bourse.
Ces investisseurs ont acheté des actions de la CIBC entre le 31 mai 2007 et le 28 février 2008. Ils soutiennent qu’au moment de leur achat la CIBC n’aurait pas dévoilé l’ampleur de son exposition au marché immobilier à risque (subprime) aux États-Unis et les risques inhérents à cette exposition. Ce qui a eu pour effet de maintenir le prix de l’action de la CIBC à un niveau artificiellement élevé pendant la période de leur achat.
Ils demandent une réparation collective à la CIBC et à ses administrateurs devant la cour supérieure de l’Ontario.
«Cette grande compagnie canadienne a ignoré ses obligations légales d’informer le public. Ceci a induit en erreur les investisseurs sur l’ampleur de l’exposition au subprime et sur la volatilité associée à ces placements», soutient l’avocat de la poursuite, maître Joël Rochon de Rochon Geneva LLP.
Au moment où ces investisseurs ont acheté des actions de la CIBC, celle-ci aurait déclaré que son exposition au subprime n’était «pas un élément majeur». Alors que cette exposition s’élevait à des milliards de dollars entrainant des pertes par la suite.
De plus, la CIBC n’aurait pas dévoilé le fait qu’une de ses contreparties, ACA Financial, n’était pas suffisamment capitalisée. Son ratio actifs/garanties s’élèverait à 1-180, ce qui était loin de représenter une protection adéquate pour les placements de la CIBC dans le subprime.
La CIBC a rendu public ces informations en fin de 2007 et au début de 2008. Elle a annoncé par la suite une série de dépréciation d’actifs et le prix de l’action a chuté. Le titre est passé d’un pic de 103,64 dollars en octobre 2007 pour tomber à un creux de 48,70 dollars au début de juillet. Il se transige actuellement à 63,24 dollars.