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Norbourg: la GRC dépose 922 chefs d'accusation


L'ex-patron de Norbourg Vincent Lacroix. Photo: LesAffaires.tv

La GRC a procédé à une vaste opération ce matin dans le dossier Norbourg. Le corps policier rapporte cinq arrestations et plusieurs perquisitions. L'ex-pdg de Norbourg, Vincent Lacroix, fera donc face à des accusations criminelles dans ce dossier.

Lors d'un point de presse de la GRC à son quartier général de Montréal, on a appris que Félicien Souka, Serge Beugré, Jean Cholette, Rémi Deschambault et Jean Renaud ont été arrêtés à leur résidence ce matin et amenés au quartier général de la GRC.

De son côté, Vincent Lacroix a été arrêté au centre de détention et amené au quartier général de la GRC pour être interrogé par les enquêteurs. Les suspects comparaîtront cet après-midi au palais de Justice.

Les chefs d'accusation, au nombre de 922, sont de complot pour fraude, fraude, complot pour fabrication de faux documents, fabrication de faux documents et blanchiment d'argent, ce qui est nouveau dans cette affaire. Individuellement, les six suspects ont entre 90 et 200 chefs d'accusations portés contre eux.

Jean Renaud, employé du ministère des Finances du Québec, a été congédié ce matin. La ministre des Finances, Monique Jérôme-Forget, a déclaré avoir été informée hier soir des accusations portées contre l'employé de l'État. M. Renaud aurait facilité l'obtention par Norbourg d'un crédit d'impôt à l'époque du lancement de l'entreprise.

Dossier Lacroix

Rappelons que Vincent Lacroix, reconnu coupable d'avoir trompé par diverses manœuvres 9200 investisseurs pour des sommes totalisant 115 millions de dollars, saura d'ici la fin du mois s'il obtiendra ou non une réduction de sa sentence d'emprisonnement de 12 ans moins un jour qu'il purge depuis le 28 janvier.

L'Autorité des marchés financiers (AMF) exige que la sentence soit maintenue puisqu’il s’agit selon elle du plus grand scandale financier au Canada et que Vincent Lacroix est un manipulateur irrécupérable et sans remords.

L’avocat de Lacroix soutient que la sentence devait être réduite à cinq ans moins un jour parce 12 ans constituaient une peine manifestement déraisonnable et excessive pour des infractions en vertu de la Loi sur les valeurs mobilières, dont le maximum est de cinq ans moins un jour pour une infraction.

Me Monterosso a fait valoir que son client avait beaucoup changé, qu'il était ruiné, humilié, stigmatisé et que sa carrière en valeurs mobilières était anéantie.

Visionnez le bilan de la journée sur LesAffaires.tv

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