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Bourses: indépendantes malgré tout

Places boursières. Hors de la fusion, point de salut ? Pas si sûr...

Malgré la tendance mondiale de consolidation, plusieurs Bourses décident de demeurer indépendantes, comme la Tel Aviv Stock Exchange (TASE), en Israël, et la Swiss Exchange (SWX), en Suisse.

On le sait, le courant majoritaire de l'industrie boursière, qui consiste à fusionner, s'est illustré quand la Bourse de Montréal, spécialisée dans les produits dérivés, a été achetée en décembre 2007 par la Bourse de Toronto.

La Bourse de Montréal et plusieurs observateurs qualifient cette transaction d'inévitable dans le contexte actuel. Or, même s'il est vrai que le nombre de Bourses indépendantes diminue, les cas de TASE et de SWX montrent qu'une autre stratégie est possible.

Mais ce n'est pas facile, reconnaît Joshua Slive, professeur de finance à HEC Montréal : " Pour réussir, une Bourse indépendante doit être spécialisée ou avoir beaucoup d'expertise."

TASE a dû se trouver une niche - notamment dans les hautes technologies - pour rester compétitive face aux géants boursiers qui offrent beaucoup de liquidités, le nerf de la guerre entre places boursières. Malgré sa petite taille, la bourse israélienne compte 49 entreprises à la fois inscrites au Nasdaq et à sa propre cote.

Pour sa part, le SWX a cofondé, avec Deutsche Börse AG, une importante Bourse de produits dérivés baptisée Eurex. En décembre 2007, Eurex a acheté l'International Securities Exchange (ISE), une Bourse électronique américaine qui cote des actions et des options.

Preuve qu'on peut croître tout en restant indépendante.

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