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Il n'y a pas de fusion selon Parizeau

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Selon Jacques Parizeau, l’entente conclue le 14 décembre 2007 entre la Bourse de Montréal et le Groupe TSX «n’est d’aucune façon une fusion de deux entreprises».

«Ce terme utilisé si fréquemment dans les premiers textes et les premières présentations au public, n’a de valeur que cosmétique», soutient l’ancien premier ministre dans son mémoire remis à l'Autorité des marchés financiers (AMF).

Selon lui, le Groupe TSX profite de la fin de l’entente avec la Bourse de Montréal prévue en mars 2009 et d’une nouvelle entente d’exclusivité avec Standard and Poor’s sur les transactions sur indices pour acheter les actions d’une Bourse de Montréal affaiblie par l’arrivée de la Bourse de Toronto sur le marché des produits dérivés.

Il avance même que cette tactique aurait pu faire l’objet d’une plainte devant le Tribunal de la concurrence de la part de la Bourse de Montréal.

Il ajoute que «la Bourse de Montréal devient une filiale de la Bourse de Toronto, dont le conseil d’administration sera celui de Toronto et le président de la Bourse de Montréal un employé de la Bourse de Toronto».

Selon Jacques Parizeau, une véritable fusion aurait impliqué une autre bourse de produits dérivés. « Faire fonctionner une bourse d’actions traditionnelles et une bourse très spécialisée ne vas pas se révéler une opération simple», dit-il.

M. Parizeau croit qu’il s’agit d’un «autre exemple d’une entreprise du Québec vendue à une entreprise de Toronto». « Et si dans quelques années une bourse américaine achète la Bourse de Toronto, la boucle traditionnelle sera bouclée », dit-il.

Si la Bourse de Toronto décidait éventuellement de se vendre à une bourse étrangère, il n’irait pas de soi que l’acheteur reconnaisse la compétence de l’AMF, ajoute M. Parizeau.

Un instrument de développement utile

Dans son mémoire, Jacques Parizeau a rappelé le rôle d’instrument de développement utile joué par la Bourse de Montréal au Québec.

Selon lui, «la Bourse permettait de maintenir avec l’aide de la Caisse de dépôt et de Placement le fonctionnement d’une place financière crédible», qui «autorisait des opérations qui, sans elle, auraient été plus difficiles à réaliser, voire impossible, comme le Régime d’Épargne Actions».

Implication de Desjardins

Selon Jacques Parizeau, il «est déroutant» que le Mouvement Desjardins appuie officiellement la transaction le jour où elle est rendue publique, alors qu’une de ses filiales sert de conseiller financier à la Bourse de Toronto dans l’achat de la Bourse de Montréal et que la Caisse centrale Desjardins finance l’opération.

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