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Le président sortant de Desjardins, Alban D'Amours. Photo: Desjardins
Le Mouvement des Caisses Desjardins a présenté hier après-midi à l’Autorité des marchés financiers (AMF) son mémoire concernant le projet de fusion des Bourses de Montréal et de Toronto.
Desjardins s’inquiète de la «possibilité que les attributions du chef de la direction de la Bourse de Montréal puissent être modifiées si une autre personne que Luc Bertrand occupait ce poste».
Questionné à ce sujet par Jean St-Gelais, président de l’AMF, le représentant du Groupe TSX, Michael Ptasznik, a plaidé pour la flexibilité de pouvoir prendre les meilleures décisions pour l’ensemble de l’entreprise.
Desjardins considère que les engagements du Groupe TSX concernant ses «intentions de faire de Montréal un centre d’expertise pour le développement futur de produits dérivés» doivent être précisés.
Le mouvement soutient qu’un des éléments de l’entente laisse croire que les activités de la Bourse de Montréal pourraient être limitées au Canada.
Il voudrait que «l’engagement du Groupe TSX à faire de la Bourse de Montréal la bourse nationale de négociation de tous les instruments dérivés et produits connexes, d’être l’unique plateforme de négociation du commerce d’échange de droits d’émissions de carbone et d’autres droits d’émissions, au Canada et ailleurs, soit affirmé plus clairement».
Sur la gouvernance, Desjardins affirme que la structure doit assurer la pérennité de la Bourse de Montréal à l’échelle nationale et internationale comme pôle d’expertise en produits dérivés et maintenir l’AMF comme régulateur de la nouvelle entité.
Il souhaite que soit écartée toute ambiguïté associée à la manière dont les textes sont rédigés. Il estime que la fusion doit s’effectuer «pour assurer la pérennité des deux bourses dans leur marché respectif».