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Les marchés : un yo-yo qui finit dans le rouge


La tension à été à son comble toute la journée de vendredi. Photo: Bloomberg

Pour la première fois depuis janvier 2005, le TSX est passé sous les 9 000 points durant la séance.
Des pertes sur plusieurs fronts

Le dollar perd des plumes

Le TSX est remonté par la suite pour finalement terminer à 9 065,20 points, en baisse de 534,98 points. La semaine a été marquée par la volatilité liée aux interventions des banques centrales.

Selon Carlos Leitao, économiste en chef chez Valeurs mobilières Banque Laurentienne, «la situation se détériore» et la journée d’aujourd’hui représente «la continuation de la panique extrême sur les marchés».

Le stratège explique cette panique par des probabilités de récession mondiale qui augmentent. Ces inquiétudes font baisser rapidement le prix des matières premières, et nuisent ainsi au TSX.

«Tout est à la baisse évidemment, il n’y a rien qui monte, mais ce sont surtout les ressources naturelles, comme le pétrole et les mines qui sont à la baisse», précise-t-il.

Le baril de pétrole a terminé la journée à 77,7 dollars américains en baisse de 8,89 dollars. L’or a fini à 859 dollars américains, en baisse de 27,50 dollars.

Du côté américain, le S&P 500 a perdu 10,6 points et terminé à 899,32 points. Le Nasdaq a pris 4,38 points à 1649,51 et le Dow Jones a terminé à 8451,19, en baisse de 128 points.

Une semaine désastreuse

Le TSX a perdu 11,39% de sa valeur cette semaine. Les indices américains ont aussi connu une semaine très négative. Le S&P 500 a perdu 14,92%, le Dow Jones 15,11% et le Nasdaq 10,02%.

«Ce fût une semaine extrêmement éprouvante et les scénarios sont extrêmement négatifs», soutient Charles Huot, directeur général actions institutionnelles chez BMO Marchés des capitaux.

Selon lui, «essayer de remettre les investisseurs en confiance est pratiquement impossible». Il précise qu’«il n’y a tout simplement pas de pause de la part des vendeurs, qui continuent à liquider».

Les pays membres du G8 se réunissent ce soir et en fin de semaine à Washington pour tenter de trouver une solution.

«Il faut qu’il y ait un plan concret qui sorte de là, un plan d’injection de liquidités pour ramener la confiance mondiale», dit-il.

À son avis, la réduction des taux d’intérêt décidée cette semaine par les grandes banques centrales n’a pas été suffisante pour ramener la confiance.

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