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Le pétrole, l’or et le TSX sont retombés vendredi aussi drastiquement qu’ils n’avaient grimpé jeudi sous l’influence de la très forte volatilité du pétrole.
Ainsi, le baril qui avait touché 121,36 dollars américains jeudi a lâché du terrain pour terminer la journée de vendredi à 114,58 dollars américains, en recul de 6,60 dollars.
«Le marché du pétrole fait montre d’une très grande volatilité», souligne Carlos Leitao, stratège et économiste en chef à la Banque Laurentienne. «La flambée de jeudi n’était pas justifiée par les tensions géopolitiques. Les Russes voudront toujours vendre leur pétrole et les Européens en achèteront toujours», affirme-t-il. Les baisses de cours de vendredi s’apparentent donc, pour Carlos Leitao, à une correction logique à la montée anormale de jeudi.
L’or était également en repli perdant 11 dollars américains pour se transiger à 828 dollars américains l’once.
À la bourse de Toronto, les cours ont suivi le mouvement du pétrole, avec des titres des secteurs de l’énergie et des matériaux en baisse de 2%, qui ont ramené l’indice S&P/TSX à 11 463 points en baisse de 0,56%.
À Wall Street, le marché est resté partagé entre le repli du pétrole favorable aux titres boursiers et l’incertitude qui perdure au sujet des deux organismes de financement hypothécaire, Fannie Mae et Freddie Mac. Le S&P500 a gagné 1,08% à 1 291 points et le Nasdaq termine à 2 414 points en hausse de 1,41%.
«Sachant que la Convention démocrate commence lundi, le moment n’est pas propice à des décisions d’envergure dans les prochains jours», pense Carlos Leitao. «Ce dossier restera un boulet pour les marchés financiers», ajoute-t-il.
Le dollar canadien a tenu à ses gains de jeudi ne lâchant que qu’une 36 cents pour terminer à 95,43 cents américains.