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Les marchés: l'assassinat de Benazir Bhutto plombe les indices


Source: Bloomberg

L’assassinat de la leader de l’opposition pakistanaise Benazir Bhutto a eu un impact négatif sur les marchés boursiers nord-américains. La Bourse de Toronto a suivi le mouvement baissier, mais dans une moindre mesure grâce à une hausse du secteur de l’énergie.

L’indice S&P/TSX de la Bourse de Toronto a régressé de 19 points (0,14%) à 13 675.

À New York, le Dow Jones a clôturé la séance sur une baisse de 192 points (1,42%) à 13 359, pendant que le S&P/500 chutait de 21 points (1,43%) à 1 476.

De son côté, le Nasdaq a perdu 47 points (1,75%) à 2 676.

Le prix du baril de pétrole brut a terminé la journée en hausse de 0,81% à 96,75$US. L’incertitude au Pakistan a contribué à cette hausse, tout comme la baisse plus importante que prévu des inventaires américains. Au cours de la dernière semaine, les inventaires ont baissé de 3,3 millions de barils, alors que les analystes prévoyaient une chute de 1,3 million de barils.

Le dollar canadien a grimpé de 0,25$US à 1,0177$US.

En plus de l’incertitude géopolitique engendrée par le meurtre de Benazir Bhutto, la faiblesse du secteur financier a également contribué à plomber les indices américains.

La première banque américaine Citigroup a terminé la journée sur une baisse de 3,02% à 29,53$US après la publication d’une note d’un analyste de Goldman Sachs. L’analyste William Tanona estime que la banque pourrait devoir réduire son dividende de 40% et procéder à d’autres radiations en lien avec la crise du crédit et l’effondrement du secteur des prêts hypothécaires à haut risque. Les radiations pourraient se chiffrer à 18,7 milliards (G)$US, ce qui est beaucoup plus important que les 8 à 11 G$US prévus par la direction de Citigroup le 4 novembre.

Les marchés ont également été déçus par la faiblesse des commandes de biens durables américaines en novembre. Les commandes de biens durables ont progressé de seulement 0,1% durant le mois, alors que les analystes prévoyaient un bon de 2,2%. En excluant le secteur des transports, une composante jugée très volatile, les commandes auraient reculé de 0,7%.

La croissance représente tout de même une première en quatre mois qui survient après une baisse révisée de 0,4% en octobre.

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