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LOMBARDIE

  • Mélanie Loisel
  • 22 novembre 2007

Des recherches vitales dans les biotechnologies

Dans un petit laboratoire de Gerenzano dans la région de Varèse, en Lombardie, l'équipe d'Areta International effectue des recherches qui pourraient sauver des vies. Les chercheurs travaillent à un vaccin contre la maladie du lymphome non hodgkinien.

" Ce vaccin pourrait être vraiment révolutionnaire ", dit la directrice générale d'Areta, Maria Luisa Nolli. Il permettrait de prélever les cellules cancéreuses pour en extraire le matériel génétique, identifier les cellules atteintes, les remodeler et les réinjecter dans le corps du patient. "

D'autres recherches doivent encore être menées avant la mise en marché. La Dre Nolli est toutefois convaincue que ce vaccin sera utilisé un jour. " Les médicaments à base de molécule et la recombinaison des protéines est la voie de l'avenir pour guérir de nombreuses maladies, dit-elle. Contrairement aux médicaments de synthèse, les molécules sont naturelles. Le corps a moins tendance à les rejeter. "

Les chercheurs sont convaincus que le remède pour enrayer de nombreuses maladies, comme le cancer, le diabète ou l'obésité, passe par le développement de médicaments génétiques. Le grand problème demeure toujours le financement.

Dans un pays comme l'Italie où le capital de risque est quasi inexistant, il est encore très difficile pour les entreprises de biotechnologies de mener à terme leurs recherches.

Projet audacieux

Areta International a d'ailleurs été financé par du capital privé. Mme Nolli a personnellement investi dans ce centre de recherches qu'elle a fondé en 1999. " Je veux permettre à nos clients de transformer leurs recherches pour en faire des médicaments potentiels ", dit-elle.

Cet objectif pourra se réaliser si Areta parvient à trouver davantage d'investisseurs et des partenaires. Elle souhaite trouver des sociétés étrangères avec lesquelles elle pourrait effectuer des recherches conjointes et des essais cliniques. " Nous sommes très intéressés à aller au Canada car le gouvernement rembourse 35 % des investissements faits en R-D ", souligne le président d'Areta, Luigi Cavenaghi, qui a déjà effectué quatre visites au pays. Il aimerait bien ouvrir un bureau au Québec.

Areta consacrera ses prochaines années à développer ses relations d'affaires. Le centre est conscient que ses recherches ne pourront aboutir sans financement. Dans le secteur des biotechnologies, personne ne veut investir si les recherches n'ont pas atteint le stade clinique. Comme le note la directrice, " cela est d'autant plus compliqué que les médicaments moléculaires ou les thérapies cellulaires s'appliquent individuellement et qu'il n'y a pas de production de masse ".

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