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L'Italie est toujours un pays qui fait saliver les consommateurs, qui les incite à dépenser. Ses vins savoureux, ses produits alimentaires raffinés, ses bijoux luxueux, ses vêtements avant-gardistes et même ses voitures sport sont en forte demande ou suscitent la curiosité partout dans le monde.
Mais les produits de consommation ne sont le seul domaine d'expertise des Italiens. En effet, de plus en plus de sociétés italiennes font leur marque dans des secteurs comme l'aérospatiale, les biotechnologies et les matériaux de haute performance.
C'est pourquoi les Italiens sont intéressés à intensifier leurs relations avec le Canada, et plus particulièrement avec le Québec, qui est considéré comme une porte d'entrée sur l'Amérique du Nord. En retour, l'Italie se présente comme un accès privilégié pour les entreprises québécoises qui souhaitent s'imposer sur le marché européen.
De plus, l'Italie et le Québec ont un point en commun : une économie qui compte un plusieurs PME et qui s'appuie sur une poignée de grandes entreprises. Pour cette raison, les deux parties éprouvent souvent les mêmes difficultés de développement, et les solutions possibles sont parfois applicables ici comme là-bas.
Il reste toutefois à mettre en place des mécanismes pour permettre aux entreprises québécoises et italiennes de nouer des liens. " Il existe toujours un écart entre l'Italie et le Québec. Un travail de terrain est nécessaire pour favoriser les échanges, note Albert De Luca, président de la Chambre de commerce italienne au Canada et associé chez Deloitte. Il faut permettre aux entreprises italiennes de venir voir nos infrastructures et nos produits et de connaître nos avantages fiscaux. Les sociétés québécoises doivent en faire autant de leur côté. "
Relations en croissance
M. De Luca pense que les relations italo-québécoises devraient s'intensifer au cours des prochaines années. Actuellement, l'Italie figure parmi les huit premiers partenaires commerciaux du Québec et parmi les cinq principaux de l'Europe. Selon l'Institut de la statistique du Québec, les exportations du Québec vers l'Italie se sont chiffrées à plus de 700 millions de dollars en 2006. Les principaux produits exportés étaient des avions, des turboréacteurs, des débris de fer, des préparations alimentaires et de la pâte de bois. L'Italie a, pour sa part, exporté au Québec pour plus de 1,6 milliard de dollars. Les produits les plus populaires : des vins, des huiles, différents produits alimentaires solides et des médicaments.
L'Italie et le Québec travaillent conjointement à accroître leurs investissements directs, à conclure des partenariats, à augmenter les transferts de technologies et à permettre à leurs entreprises d'y trouver de nouveaux débouchés d'affaires. L'Italie souhaite notamment développer des moteurs plus écologiques, des médicaments génétiques et des nanopuces.
La transformation de son économie est un défi de taille pour ce pays de 57,5 millions d'habitants qui importe la majeure partie de ses matières premières et 75 % de son énergie. Autre défi important : le gouvernement veut augmenter le niveau de vie du Sud de l'Italie, plus pauvre et agricole. L'Italie mise sur le développement de grappes régionales et l'intensification de ses échanges économiques avec les pays étrangers.