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Difficile de parler du phénomène des Têtes à claques sans penser à un autre phénomène québécois du divertissement : François Pérusse et Les 2 minutes du peuple. À la différence que M. Pérusse n'est pas issu du monde de la publicité. ll est à la base musicien et s'est très tôt associé à des spécialistes qui ont su gérer sa marque. Celle-ci dure depuis 17 ans.
Pour Pierre Dumont, imprésario de François Pérusse, et Marie Barcelo, directrice générale de la maison de disques Zéro musique, qui gère les destinées de l'humoriste, la longévité de la marque est étroitement liée à l'artiste lui-même. François Pérusse produit toujours régulièrement et, ainsi, renouvelle constamment son matériel de capsules humoristiques.
Michel Beaudet, créateur des Têtes à claques, a plutôt choisi ralentir sa production depuis quelque temps.
François Pérusse doit produire, certes, mais Pierre Dumont et Marie Barcelo ont quand même veillé à ne pas lasser le public, ni l'artiste lui-même !
" Vous ne verrez jamais François ou ses personnages faire la manchette d'Échos Vedettes. De plus, nous avons toujours veillé à doser leurs apparitions pour ne pas les surmédiatiser sur une courte période ", dit Pierre Dumont.
Les deux gestionnaires ont également voulu éviter de décliner la marque dans des extensions qu'ils jugeaient illégitimes. " Des offres, nous en avons reçu de toutes sortes. Des fabricants de produits dérivés, comme les porte-clés, jeux de cartes, etc., bien sûr. On nous a aussi offert de faire un jeu vidéo, des livres, des bandes dessinées. TVA nous a même proposé l'animation de son émission Piment Fort avant de la confier à Normand Brathwaite ", dit Mme Barcelo.
Ces offres, malgré leurs avantages évidents en termes de revenus et de visibilité, ont été refusées.
" Nous voulions préserver l'aura de créativité et de crédibilité de François, ce qui est loin d'être évident dans le domaine culturel, en particulier dans le domaine de l'humour, ajoute Mme Barcelo. De plus, si nous avions tiré dans tous les sens, cela aurait eu une incidence sur sa production. "
Pour les gestionnaires, les seules extensions de marque légitimes étaient celles qui permettaient de décliner les capsules radio des 2 minutes du peuple sur d'autres plateformes médias : la télévision, le téléphone sans fil, les DVD et les albums. " Mais là encore, dit Marie Barcelo, il a été important pour nous de contrôler ces extensions , notamment leur qualité. "