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Le chef du Parti vert du Québec, Guy Rainville, a dévoilé une plateforme électorale ambitieuse lundi, avouant toutefois qu'il ne pourra qu'espérer faire élire un député afin de pouvoir apporter les idées de son parti aux débats de l'Assemblée nationale.
Tel que promis depuis le début de la campagne électorale, le parti élargit ses horizons et aborde dans son programme d'autres enjeux que celui de l'environnement, en proposant des mesures en économie, en santé, en culture et en éducation.
En économie, le PVQ s'engage d'abord à réaliser un plan de transport québécois de 40 milliards $ sur une période de 20 ans, qui deviendrait l'un des moteurs du développement économique du Québec, selon M. Rainville.
Les autres engagements économiques du parti demeurent toutefois en grande partie à saveur écologique, tout comme le reste de la plateforme. Le PVQ propose entre autres une réduction de 30 pour cent des émissions de gaz à effet de serre d'ici 2020 et il s'oppose à la construction de ports méthaniers, s'engageant même à fermer la centrale nucléaire Gentilly-2.
Le PVQ fait également de grosses promesses dans le domaine de la culture, avec une hausse du budget de la culture à 1 milliard $, subventionnée par une taxe sur la publicité nationale. Le Conseil des arts et des lettres du Québec (CALQ), la Société de développement des entreprises culturelles (SODEC) et Télé-Québec recevraient à eux seuls 380 millions $ supplémentaires.
En matière de démocratie, le PVQ réitère son souhait d'une réforme du mode de scrutin pour un modèle proportionnel, ainsi que la tenue d'élections à date fixe et une décentralisation des pouvoirs vers les régions. Le parti suggère tout de même deux nouvelles idées, soit d'élire le premier ministre au suffrage universel direct, indépendamment du nombre de députés élus, et de voter une loi anti-SLAPP.
Du côté de la santé, le parti mise surtout sur la prévention, en s'engageant à y consacrer une part plus importante du budget du gouvernement, mais il ne propose rien de concret pour solutionner les problèmes du manque de médecins de famille ou la pénurie d'infirmières.
"Notre programme est beaucoup plus axé sur la prévention. Le gouvernement travaille sur le curatif, le Parti vert du Québec, lui, travaille sur le préventif. Avec une population qui est en meilleure santé, plusieurs problèmes des médecins et des infirmières se régleraient automatiquement", a rétorqué M. Rainville.
Le chef du Parti vert a indiqué que son parti présenterait un cadre financier d'ici la fin de la campagne électorale, sans cependant fixer de date, afin de préciser où il puisera les importantes sommes promises dans sa plateforme électorale.
"Mais tout se finance, on ne demandera pas aux citoyens de fournir de l'argent nouveau. On va présenter un cadre financier qui va expliquer nos chiffres", a-t-il promis.
Par ailleurs, M. Rainville a reconnu que le défi de faire valoir ses idées au gouvernement serait grand, mais il ne perd pas espoir de voir au moins un de ses candidats prendre place à l'Assemblée nationale l'hiver prochain.
"On ne sera pas au gouvernement aux prochaines élections, a-t-il admis. Mais notre objectif est de faire élire un premier député, et peut-être moi dans Deux-Montagnes, pourquoi pas."