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En réaction à la dénonciation par la CSN du fait que l’entreprise Aleris n’ait toujours pas envoyé l’avis de licenciement de ses employés de Trois-Rivières, le ministre du travail David Whissell dit avoir demandé à la Commission des normes du travail de s’assurer de voir au respect par l’entreprise américaine de la Loi sur les normes du travail.
Le ministre soutient que «la loi s’applique à toutes les entreprises du Québec, incluant la compagnie Aleris, dont le siège social est aux États-Unis».
«On va s’assurer qu’au cours des prochains jours la Commission des normes du travail va appliquer la loi et que les droits des travailleurs seront respectés», précise-t-il.
Selon lui, la Commission des normes du travail établira dès aujourd’hui des contacts avec les parties patronales et syndicales impliquées dans le conflit de travail.
Aleris a mis en lock-out ses 350 employés de Trois-Rivières le 2 juillet dernier. Elle a annoncé le 12 juillet la fermeture définitive de l’usine de transformation d’aluminium.
Selon la CSN, Aleris exigeait de ses employés des concessions de 5,2 millions de dollars sans donner de garantie quant à la survie à long terme des installations.
Lors des négociations, le syndicat aurait accepté des concessions de l'ordre de 3,2 millions de dollars.