Vendredi 03 juillet 2009

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Le silence d'Aleris fait réagir

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Officiellement, les 350 employés d'Aleris sont toujours en lock-out. Photo: Bloomberg

La CSN appelle le gouvernement Charest à agir pour forcer la compagnie de transformation d'aluminium Aleris à finalement faire parvenir l'avis de licenciement aux 350 travailleurs de l'usine de Trois-Rivières.

Aleris: le ministre du Travail réagit

Ces derniers sont en lock-out depuis le 2 juillet dernier et la compagnie a fait savoir le 12 juillet que l'usine fermait. Depuis, silence radio du côté d'Aleris... 

L'organisation syndicale estime que le gouvernement doit faire respecter la Loi sur les normes du travail, qui comporte des dispositions obligeant une entreprise de 300 employé-es et plus à fournir un pré-avis de licenciement de 16 semaines avant la fermeture.

Cet avis permet d'enclencher le processus de reclassement et de formation professionnelle des employ-és et de réclamer l'assurance-emploi.

Claudette Carbonneau, présidente de la Confédération des syndicats nationaux (CSN), soutient que le gouvernement québécois doit faire respecter ses propres lois et doit forcer la Commission des normes du travail à les appliquer.

La centrale note aussi qu' Aleris, dont le siège social est en Ohio, tarde à faire parvenir l'avis de fermeture au ministre de l'Emploi et de la Solidarité sociale ainsi qu'au syndicat.

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