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Aleris : les syndiqués CSN gardent espoir

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Les syndiqués de l'usine Aleris de Trois-Rivières se considèrent toujours en lock-out puisqu'ils n'ont pas encore été légalement congédiés. Photo: CSN

La CSN croit toujours possible une reprise de la médiation entre l’entreprise américaine Aleris et les syndiqués de son usine de transformation de l’aluminium de Trois-Rivières.

Le trésorier et membre de l’exécutif de la CSN, Pierre Patry, a fait le point aujourd’hui sur l’état des négociations.

Il a expliqué qu’Aleris n’a toujours pas entrepris les démarches légales de licenciement de ses employés, malgré le dévoilement de son intention de fermer l’usine.

«Il reste de l’espoir puisque les avis de licenciement n’ont toujours pas été transmis», précise M. Patry.

Par contre, il soutient ne pas avoir senti beaucoup d’ouverture de la part de l’employeur pour un retour à la médiation.

Il explique que les 350 employés sont ouverts aux concessions, à condition d’obtenir des garanties d’investissement dans l’équipement et la productivité de l’usine, ainsi que sur la sauvegarde de leur emploi «pour une période suffisamment longue».

Selon la CSN, Aleris exige des concessions de 5,2 millions de dollars sans donner de garantie quant à la survie à long terme des installations.

Lors des négociations, le syndicat avait accepté des compromis de l'ordre de 3,2 millions de dollars.

Les employés se considèreront en lock-out tant qu'ils n'auront pas officiellement été congédiés. Leurs manifestations se poursuivent devant l'usine de Trois-Rivières.

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