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Le canadien Cameco va désormais acheter plus cher l’uranium qu’il achète auprès des russes Techsnabexport. Cet uranium provient des armes nucléaires russes démantelées années après années.
Un nouvel accord a été conclu entre Cameco et Techsnabexport, ce dernier ayant réclamé une révision à la hausses des prix qui avaient été fixés en 2001, au début de l’entente. Cameco achète actuellement 7 millions de livres d'uranium par an auprès de Techsnabexport. Elle les revend ensuite à des clients du monde entier, dans l’optique de production d’électricité.
«Après négociations, nous avons trouvé un terrain d’entente. Il était normal de tenir compte de la hausse du prix de l'uranium, hausse non prévue au moment de la signature des accords initiaux», dit Jerry Grandey, président et chef de la direction de Cameco.
L’entente initiale va perdurer jusqu’en 2010. De 2011 à 2013, quelque 7 des 23 millions de livres ccessibles à Cameco lui coûteront plus cher. En appliquant un prix au comptant de l'uranium de 60 dollars américains la livre, la hausse moyenne sera d'environ 18 dollars américains la livre, en supposant un facteur régulier d'indexation à l'inflation.
Cameco et ses deux partenaires – le français Areva et le britannique Nukem - ont conclu l'accord commercial avec Techsnabexport portant sur l'achat d'uranium provenant des armes russes démantelées en 1999. Cet accord permet de satisfaire une partie importante des besoins des Etats-Unis en uranium : d’ores et déjà, l’équivalent de 13 000 ogives nucléaires a été recyclé en combustible destiné à la production d'électricité.