go

Recherche avancée

Accueil

Accueil >> Industries  >> Mines & métaux  >> Détail d'article

Poursuite-bâillon: Banro poursuit à son tour Écosociété

Pour en savoir plus

Symbole Dernier Variation
Symbole Dernier Variation

Les méthodes d'exploitation de Banro et de Barrick Gold sont critiquées dans le livre Noir Canada, édité par Écosociété. Photo: Citafund

La corporation minière canadienne Banro poursuit pour cinq millions de dollars les Éditions Écosociété pour diffamation. La poursuite s’ajoute à celle de six millions de dollars entamée par Barrick Gold, il y a quelques semaines.

Les deux poursuites sont dénoncées par Écosociété comme étant des poursuites-baîllons, aussi appelées poursuites stratégiques.

L’annonce de cette poursuite a été effectuée par Guy Cheyney, coordonnateur aux Éditions Écosociété, à l’occasion d’une manifestation devant les bureaux du ministre de la Justice, Jacques Dupuis, au Palais de Justice de Montréal.

L’événement visait le dépôt d’une lettre de nouveaux appuis en faveur d’une loi efficace contre les poursuites-bâillons.

Écosociété est l’éditeur du livre Noir Canada, d’Alain Deneault. Le livre dénonce les agissements des entreprises minières canadiennes en Afrique. En particulier, les faibles redevances sur les profits versées au gouvernement congolais étaient entre autres citées.

Procédures dans le cas Barrick Gold

Selon M. Cheyney, la poursuite de Barrick Gold oblige l’éditeur à «rejustifier et revoir chaque passage de Noir Canada pour s’assurer que tout ce qui est écrit est correct». Il soutient que la procédure judiciaire en est encore à la définition du calendrier, mais croit que le procès n’aura pas lieu avant deux ans.

Le coordonnateur n’envisage pas de règlement hors cours, puisqu’il ne voit pas pourquoi Barrick Gold voudrait mettre un terme à sa poursuite et puisque lui-même ne prévoit pas retirer le livre du marché.

En attendant, Écosociété continue  de publier des livres. Le coordonnateur tient à souligner que les « trois employés et demi » d’Écosociété n’ont pas l’intention de faire moins de livres, grâce à l’appui de leur entourage et de bénévoles.

«Ceux qui sont contre nos idées devraient se défendre sur la place publique, plutôt que nous traîner en justice», a conclu M. Cheyney.

Publicité

les affaires.tv

Publicité
Publicité

Liens commerciaux