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Vendredi 03 juillet 2009
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L'organisme qui encadre les relations de travail au fédéral a convoqué les représentants de TQS et ceux de ses employés syndiqués pour une rencontre d'urgence qui doit avoir lieu mercredi matin, à Montréal.
Cette conférence préparatoire marquera l'ouverture officielle d'une procédure judiciaire contre le "Mouton noir". Elle aura lieu à peine deux jours après le dépôt par les syndicats du réseau de télévision d'une volumineuse requête auprès du Conseil canadien des relations industrielles (CCRI).
La Fédération nationale des communications (FNC-CSN) s'est réjouie de constater que le CCRI a réagi rapidement à la plainte, qui comporte quelque 300 allégations. "Ils n'étaient pas tenus de nous entendre aussi rapidement", a souligné en entrevue la présidente de la FNC, Chantale Larouche.
"Ce qu'on allègue dans la requête a suffisamment d'importance pour le Conseil _ notamment la notion de lock-out illégal _ pour qu'il décide d'abréger le délai concernant la tenue d'une conférence préparatoire, a-t-elle estimé. L'urgence de la situation est reconnue."
Les syndicats considèrent en effet comme un "lock-out illégal" l'ensemble des moyens utilisés par TQS et Remstar (son propriétaire) parce que, selon Mme Larouche, ils ont modifié les façons de faire sans s'entendre avec eux. "On considère qu'ils ont privé injustement les gens de travail en les mettant
à pied en violation des conventions", a-t-elle ajouté.
La requête présentée au CCRI vise entre autres à forcer le réseau à réintégrer les employés licenciés et à dédommager ceux qui ont été privés de leurs indemnités de départ quand il s'est placé sous la protection de la Loi sur les arrangements avec les créanciers.
Lors d'une précédente entrevue, lundi, Chantale Larouche avait soutenu que la partie patronale avait eu recours à "des combines incroyables et inimaginables, dignes du scandale des commandites".
"On a carrément acheté des employés pour qu'ils aillent voter à l'encontre du syndicat de manière à permettre la sous-traitance, avait notamment dit Mme Larouche. On a des preuves assez accablantes à cet égard."
Dans une autre plainte, déposée lundi également mais celle-là au Conseil de la radiodiffusion et des télécommunications canadiennes (CRTC), les syndicats ont reproché au réseau de ne pas respecter les conditions de sa licence en ne produisant lui-même aucune de ses émissions, à l'exception de "110%".
Remstar et TQS n'ont toujours pas accepté de commenter ces deux plaintes.