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La décision du Conseil de la radiodiffusion et des télécommunications canadiennes (CRTC) d'approuver l'acquisition de TQS par Remstar ne surprend pas les employés syndiqués de TQS qui se disent toutefois déçus.
Le CRTC approuve l'achat de TQS mais...
Remstar mettra le pied sur l’accélérateur
Malgré l'ajout de 30 minutes le week-end, il déplore les pertes importantes en matière d'information. Le syndicat voit toute de même une consolation dans la possibilité d'augmenter l'offre en information au bout de trois ans, tel que prévu dans la décision du CRTC.
Il entend aussi défendre, auprès de l'employeur, le maintien de la production de nouvelles à l'interne. Il restera, selon le syndicat, une dizaine de journalistes à la fin août, à Montréal.
Pour la Fédération des communications de la CSN, les conditions imposées par le CRTC sont nettement insuffisantes pour permettre à la population d'être informée adéquatement. La fédération s'attendait à des conditions beaucoup plus strictes pour le nouvel acquéreur.
La fédération souhaite pouvoir s'asseoir prochainement avec les dirigeants de Remstar afin de trouver des solutions pour faire davantage que ce qui est prévu, avec le personnel qui est en place.
Quant à lui, le président de la Fédération professionnelle des journalistes du Québec (FPJQ), François Bourque, estime que la décision du CRTC est le mieux qu'on pouvait espérer dans les circonstances.
M. Bourque a déploré la diminution de la production d'information locale, mais a rappelé que TQS était en faillite et menaçait de fermer ses portes, ce qui aurait anéanti la production d'information.
Le président de la FPJQ a expliqué qu'il n'était pas contre l'intention de Remstar de transformer les bulletins de nouvelles traditionnels, tant que des journalistes se chargent de la cueillette d'information sur le terrain.