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Les créanciers de TQS ont approuvé aujourd’hui le plan d’affaires de Remstar.
Dans son plan d'arrangement déposé en Cour supérieure du Québec, Remstar offre de rembourser 7 millions $ sur les 33 millions $ que le réseau de télévision TQS doit à ses créanciers, soit environ 20 % du total.
Des 476 créanciers, 77,1 % des créanciers ont approuvé jeudi le plan d'arrangement lors d'un vote tenu au terme de l’assemblée, des appuis qui représentent environ 91,91 pour cent de la valeur des créances. Seulement 22,9%, représentant à peine plus de 8% de la valeur des créances, se sont opposés à la proposition de Remstar.
L'offre de Remstar était assujettie à l'approbation d'une simple majorité en nombre, pour autant que leurs investissements couvrent au moins les deux tiers de la valeur des créances.
Même s'ils s'attendaient à un tel résultat, les syndicats avaient la mine basse à la sortie de la rencontre: ils espéraient un rejet de ce plan lié à un programme de redressement qui comprend notamment l'abolition des salles de nouvelles du réseau de télévision.
Pas moins de 270 personnes perdront leur emploi en vertu du plan de Remstar, dont 150 dès la semaine prochaine. Les 120 autres, tous oeuvrant dans les services de nouvelles de TQS, seront mis à pied dès l'automne. Une centaine d'employés surnuméraires devraient également se retrouver sans travail.
Prochaine étape, le CRTC
Approuvé par les créanciers, le plan doit toujours obtenir l'aval du Conseil de radiodiffusion et des télécommunications canadiennes (CRTC) les 2, 3 et 4 juin prochain.
Le mouton noir de la télé perd actuellement 1,2 M$ par mois, sans compter la baisse projetée des revenus publicitaires à l’automne prochain en raison du délai dans l’approbation du plan d’affaires de Remstar. Depuis son ouverture en 1986, TQS a perdu plus de 200 M$, tous secteurs confondus
Le président par intérim de TQS, Serge Bellerose, s’est réjoui du verdict d’aujourd’hui. «Nous allons faire tous les efforts pour convaincre le CRTC que notre proposition est celle qui doit être acceptée pour l’avenir de TQS», a-t-il dit.
Sans pour autant baisser les bras, Luc Bessette, président du syndicat des employés de l’information, n’est pas surpris du verdict. Le syndicat sera également présent devant le CRTC au début juin et compte se battre pour faire valoir ses arguments.
«Il faut comprendre qu’il y a des enjeux importants. On est là pour défendre le droit à l’information», a expliqué M. Bessette.
Avec la Presse Canadienne