go

Recherche avancée

Accueil

Accueil >> Industries  >> Immobilier  >> Détail d'article

Fannie Mae et Freddie Mac : les détails du plan de sauvetage

Pour en savoir plus

Symbole Dernier Variation
Symbole Dernier Variation

Fannie Mae et Freddie Mac pourraient avoir besoin de trouver près de 25 milliards de dollars d’ici les prochains 18 mois. Photo: Bloomberg

Dans le cadre d’un « grand compromis » entre le Congrès et la Maison Blanche, l’administration Bush a décidé de ne pas utiliser son droit de veto au plan de sauvetage des deux géants de refinancement hypothécaire Fannie Mae et Freddie Mac.

Selon Desjardins, Fannie Mae et Freddie Mac pourraient avoir besoin de trouver près de 25 milliards de dollars (G$) d’ici les prochains 18 mois. Il n’est donc pas étonnant que le gouvernement ait décidé d’agir afin d’éviter la catastrophe.

« La Réserve fédérale a mis à la disposition des ''Government Sponsored Enterprises'' (GES) un accès illimité d’emprunt au taux d’escompte et le Trésor a annoncé qu’il entendait injecter du capital (montant non spécifié). Toutefois, ce montant (25 G$) pourrait être beaucoup plus élevé advenant un prolongement du marasme immobilier », explique Martin Lefebvre, économiste senior chez Desjardins, dans un rapport.

Le plan de sauvetage comprendrait plusieurs éléments majeurs notamment une refonte complète de la réglementation de Fannie Mae et Freddie Mac afin de tenter de restaurer la crédibilité des deux sociétés. On prévoit également, comme mentionné plus haut, l’augmentation permanente des limites des prêts octroyés aux GSE. La limite précédente de 425 000 $ fermait l’accès à plusieurs marchés au pays, ce qui aurait mené à de la discrimination régionale au chapitre des termes et des conditions de crédit.

Le programme d’assurance de prêt de la Federal Housing Administration (FHA) devrait se voir attribuer un financement supplémentaire visant son expansion. On espère ainsi favoriser plus de liquidité dans le marché hypothécaire et permettre à certaines institutions financières de se départir d’actifs immobiliers dépréciés.

Une aide de 3,9 G$ sera également accordée aux gouvernements d’États et aux localités afin de financer la réhabilitation des maisons saisies. Le Trésor bénéficiera finalement d’une autorisation d’emprunt plus élevée pour prêter ou acheter du capital déprécié du capital dans les GSE.

Réactions mitigées et prudentes

Malgré l’étendue de ce plan d’action, les économistes de Desjardins demeurent sceptiques quant à son efficacité immédiate dans le contexte que l’on connaît.

« Par ailleurs, si l’action rapide des autorités gouvernementales américaines, jumelée au repli des cours pétroliers, a permis une embellie sur les marchés boursiers, le plan de secours ne réglera en rien le problème principal de la crise actuelle, soit la dépréciation rapide du prix des maisons », souligne Martin Lefebvre.

« En dépit d’une diminution de 325 points de base des fonds fédéraux américains depuis septembre 2007, les tensions sur le marché interbancaire se poursuivent et, dans bien des cas, les taux d’emprunts sont supérieurs à il y a un an, ajoute-t-il. Cela vient compromettre grandement la stabilisation du marché immobilier américain. »

Du côté de l’Institut CMPS, un organisme spécialisé dans l’étude des produits hypothécaires, on croit plutôt que ce plan pourrait contribuer largement à stabiliser le marché immobilier américain tout en recommandant la prudence.

« Sans cette réglementation, les prix auraient pu s’effondrer encore plus à cause du manque d’options de financement pour les acheteurs sur le marché, avance Gibran Nicolas, président de l’Institut CMPS. C’est une bonne nouvelle pour les acheteurs comme pour les vendeurs puisque ça élimine le risque que les acheteurs se retrouvent soudainement sans option de financement. »

« Fannie et Freddie prennent une place énorme sur le marché, toute dévaluation de valeur ou dans leur notation de crédit a le potentiel de causer un important soulèvement sur les marchés financiers à travers le monde, ajoute-t-il. Une mauvaise situation devient facilement pire et c’est exactement ce qui est arrivé depuis le début de la crise du crédit en juillet 2007. »

Pour d'autres nouvelles : Finance et Investissement

Publicité

les affaires.tv

Publicité
Publicité

Liens commerciaux