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Photo: Pattison
La firme d'ingénierie montréalaise SNC-Lavalin a subi un revers à Terre-Neuve-et-Labrador où une de ses filiales, BAE-Newplan Group Limited, cherchait à faire mettre en faillite Newfoundland and Labrador Refining Corporation (NLRC) pour une facture impayée de 20 M$.
La Cour suprême de Terre-Neuve-et-Labrador a statué mardi que la démarche de BAE-Newplan contre NLRC est assujettie à la suspension des procédures à l'égard des créanciers demandée par l'entreprise terre-neuvienne.
La décision de la cour relance du coup un projet de raffinerie de 4,6 milliards $ US de NLRC dans la baie Placentia _ aussi connue sous le nom de baie de Plaisance _, dans le sud de Terre-Neuve-et-Labrador, auquel SNC-Labrador a été associée.
Jeudi dernier, BAE-Newplan Group Limited avait déposé une requête de mise en faillite et demandé la nomination d'un séquestre provisoire à l'endroit de NLRC pour qui elle avait réalisé une étude de faisabilité au début de 2006 relativement à la construction de la raffinerie projetée.
En réaction à cette action, dès le lendemain, soit vendredi, Newfoundland and Labrador Refining Corporation déposait un avis d'intention de faire une proposition en vertu de la Loi (canadienne) sur la faillite et l'insolvabilité, afin d'obtenir une suspension des procédures contre des réclamations de ses créanciers pendant qu'elle prépare un plan de restructuration et poursuit sa recherche de financement pour son projet de raffinerie.
NLRC est détenue à 39,6 pour cent par la société Altius Minerals (TSX:ALS) de Saint-Jean (T.-N.-L.) qui, en date de vendredi, avait investi un total de 52,2 millions $ dans l'entreprise. Les partenaires d'Altius dans NLRC sont des investisseurs européens, Dermot Desmond, Harry Dobson et Stephen Posford.
NLRC dit, qu'à part son différend avec SNC-Lavalin, elle a mené des discussions productives avec ses créanciers pour restructurer sa dette alors que les marchés du crédit en Amérique du Nord traversaient une période difficile. En mars, NLRC a annoncé que ses problèmes de financement retarderaient d'un an, à 2012, le début de la production à la nouvelle raffinerie.
L'entreprise prévoit produire 300 000 barils de pétrole par jour à son usine de la baie Placentia une fois qu'elle sera fonctionnelle. L'étude de faisabilité réalisée par SNC en était venue à la conclusion que cette raffinerie compterait parmi les plus grosses et les plus sophistiquées de la planète.